Registre d'écrou de la maison de Bicêtre
31 décembre 1777-30 juillet 1793.
Original (registre grand in-fol.), A. P., Livres d'écrou des prisons.
En regard de chacun des noms est indiquée l'époque de la sortie; plusieurs des noms des prisonniers sont accompagnés de la mention suivante : Mort le 3 septembre 1792 dans l'affaire qui a eu lieu ledit jour en cette maison, ou : Sorti en liberté dans l'affaire qui a eu lieu du 3 au 4 septembre.
432. — Requête des ouvriers des boutiques de la maison de Bicêtre au maire de Paris, à l'effet de se plaindre de la suppression des trois demi-sepliers de vin qu'ils recevaient par jour, et pour lesquels il ne leur est accordé qu'une indemnité de 60 livres par an,
20 janvier 1792.
Minute, A. N., F« 242.
Ed. A. Tuetey, l'Assistance publique à Paris pendant la Révolution, t. III, p. 312.
433. — Requête de la compagnie des gardes de Bicêtre au maire de Paris, déclarant insuffisante l'indemnité de 60 livres accordée à chacun d'eux pour tenir lieu du vin supprimé.
20 janvier 1792.
Minute, A. N., F15 242.
Ed. A. TlIETEY, V Assistance publique à Paris pendant la Révolution, t. III, p. 313.
434. — Lettre du ministre de l'intérieur au ministre de la justice, le priant d'adoucir le sort d'un malheureux, emprisonné à Bicêtre depuis 15 ans, dont la conduite est exemplaire.
28 mai 1792.
Minute, A. N, F16 1013.
Ed. A. Tuetey, l'Assistance publique à Paris pendant la Révolution, t. III, p. 314.
43!i. — Lettre de M. Lélourneau, économe de la maison de force de Bicêtre, au sujet de la réclamation d'effets par le sieur Louis Bury, détenu, déclarant qu'il a tout lieu de le soupçonner d'être de mauvaise foi, comme beaucoup d'autres de son espèce, « qui viennent ici sans bas, sans souliers et même sans chemise, et qui souvent ne rougissent pas, en sortant, de nous demander leur paquet, comme s'ils en avaient effectivement apporté ».
Copie, A. N., Z3 81 (dos. Bury).
436. — Lettre de M. Renard, capitaine de la compagnie de service au château de Bicêtre, au président de l'Assemblée législative, rappelant que, depuis 4 mois et plus, il a fait remettre à M. Lolivier, rapporteur du Comité militaire, les pièces et mémoires relatifs à la demande adressée par sa compagnie pour obtenir une organisation stable, assurant l'existence de braves militaires dont le service est pénible et de première importance, et sollicitant leur admission a la barre pour le dimanche suivant,
22 juin 1792.
Original signé, A. N., C 152, n" 270a.
V. dans les Archives parlementaires, t. XLV, p. 527, le rapport présenté par Lolivier sur cette pétition, avec projet de décret,
437. — Mémoire adressé par la compagnie des gardes de Bicêtre, forte de 8a hommes, au ministre de la guerre, exposant la nature de son service, qui consiste surtout dans la visite des cabanons, salles de force et infirmeries, pour empêcher les dégradations et vérifier la solidité des portes et des barreaux des fenêtres, dans la réception et l'escorte des prisonniers, la police de l'intérieur des cours, et sollicitant l'organisation de cette compagnie sur le même pied que la gendarmerie nationale qui fait le service près les tribunaux de Paris.
28 juin 1792.
Original, A. N., G 154, n° 286.
438. — Lettre de M. Lajard, ministre de la guerre, au président de l'Assemblée
PRISONS, MAISONS DE RÉCLUSION ET DE CORRECTION
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nationale, transmettant le mémoire qui lui est adressé par la compagnie de la garde et sûreté des prisons de Ricêtre, pour obtenir une organisation militaire analogue à celle de la gendarmerie nationale près les tribunaux, et faisant ressortir les fonctions pénibles et dangereuses qu'exercent les officiers, sous-officiers et fusiliers de cette compagnie.
9 juillet 1792.
Original signé, A. N., C 154, n° 286.
Une note en téte porte : Passé à l'ordre du jour, le lt juillet 1792, soir. Vincens, secrétaire.
Cf. Archives parlementaires, t. XLVI, p. 359.
439. — Lettre de M. Létourneau, économe deBicêtre, au ministre de l'intérieur, lui annonçant l'envoi prochain de l'état des prisonniers détenus dans la maison, qu'il avait demandé.
29 août 1792.
Minute, A. N., F16 101*.
Ed. A. Tl'ETEY, l'Assistance publique à Paris pendant la Révolution, t. III, p. 315.
440. — Ordre du Département de Police au concierge de la maison de Bicètre, de remettre le sieur Jean Grangier, réclamé par la section des Droits-del'Homme.
Original signé, Bibl. de la ville de Paris, Coll. Liesville, VII.