‹ Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution française (volume 3)Chapitre 16 sur 86 · juin · texte numérisé non relu

juin

Originaux signés (4 pièces), et un imprimé.

A la lettre du 16 juin est joint le manifeste .imprimé de Lasourre, en date du 8 juin; la lettre du 15 juin ne renferme que ces nuits : « Adieu, citoyen, peut-être pour toujours. » Ces lettres, saisies par l'administration épurée des Alpes-Maritimes, furent envoyées, le 2 floréal an II, par le représentant Iticord et qualiliées d'improbatipn des journées des 31 mai, 2 et 3 juin, et tout à fait contraires à la vérité.

33. — Lettres de Blanqui à Olivier, procureur général syndic des Alpes-Maritimes, et Raynaud, président du district de ÎS'ice, traçant la ligne de conduite à suivre pour son département, à la suite des événements qui viennent de se produire, déclarant qu'étant fils puinés de la France, ils doivent rester simples spectateurs, d'autant plus que leur territoire est envahi et que leur unique souci doit être de chasser les Piéinontais, annonçant que de graves évé-

nements se préparent, que les départements de l'ancienne Bretagne et Normandie menacent de se porter sur Paris à la tête de 30,000 hommes et que la France est dans le ebaos et l'anarchie, que c'est toutce que l'on doit à la trop fameuse journée du 31 mai et aux simanles.

Originaux signés (2 pièces), A. A'., F7 4603.

3V. — Lettre écrite de la Force par Blanqui au président du Comité de sûreté générale, à l'effet de dénoncer l'infâme manœuvre dont il a été victime de la part des agents scélérats d'une faction abominable, qui lui ont extorqué sa signature pour l'appliquer à une protestation exécrable et contre-révolutionnaire, qu'il n'a connue que le jour où elle fut lue à la tribune de la Convention, déclarant que ses sentiments de patriotisme et de républicanisme sont consignés dans ses papiers dont il sollicite l'examen.

7 octobre 1793.

Original signé, A. N., F7 4603.

33. — Lettre écrite de la Force par Blanqui à son compatriote Veillon, ex député extraordinaire des Alpes-Maritimes, à Nice, expliquant comment il a été induit, à l'instigation de Cbauvet et de Lanjuinais, intrigant et traître déclaré, à signer une sorte de certificat insignifiant et sans conséquence, auquel a été substituée une protestation abominable, déclarant qu'il se trouve à la Force dans le même bâtiment que six de ses collègues, et qu'il attend avec impatience le jour de sa délivrance.

8 octobre 1793.

Original signé, .4. IV., F7 4603.

36. — ■ Procès-verbal de transport de Joseph-Etienne Delcber et Marc-Antoine Baudot, députés et commissaires de la Convention, au domicile du citoyen Blanqui, député, rue Honoré, n" 73, levée des scellés et examen des papiers trouvés dans un secrétaire, consistant en correspondances de Nice et de Montpellier, notamment une lettre en italien, du 1.". juillet 1793, par laquelle on le remercie des

éclaircissements par lui donnés sur les journées des 31 mai, 1er et 2 juin, un manifeste imprimé de Lasource, député du Tarn, papiers que les commissaires ont emportés.

29 prairial, 1er messidor an II.

Originaux signés (2 pièces), A. N., F7 4603.

37. — Lettre écrite de la maison des Fermes générales, rue de Grenelle -Saint- Honoré, par Blanqui à ses collègues, exposant qu'à la suite de son arrestation, le 3 octobre, les scellés ont été apposés sur ses effets et qu'il s'est trouvé dans la nécessité de payer pendant 11 mois un gardien à 3 livres par jour, et un loyer de 70 livres par mois, et demandant, la visite de ses papiers étant consommée, à garder auprès lui ses effets, qui peuvent être contenus dans une malle, tout ce qu'il avait de précieux, soit en assignats, soit en autres objets, venant de lui être volé, par effraction, à la suite, du bris des scellés.

18 fructidor an II.

Original signé, A. N., F7 4603.

38. — Réclamation par Dominique Blanqui, député des Alpes-Maritimes, à ses collègues des Comités de salut public, de sûreté générale et de législation, d'une somme de 7,784 livres 12 sols, savoir : 880 livres 12 sols pour 12 mois et 20 jours de loyer pendant sa détention ; 832 livres pour un gardien de scellés, à raison de 50 sols par jour, et 6,000 livres représentant le montant du vol commis à son préjudice, son appartement ayant été forcé, les scellés brisés, le secrétaire ouvert et les assignats et bijoux qu'il possédait ayant été dérobés, avec arrêté des Comités réunis, ordonnant le remboursement de cette somme au député Blanqui.

1 1 germinal an III.

Original signé et copie conforme (2 pièces), A. N., F7 4603.

BLAUX,

Députe de la Moselle.

30. — Lettre de Blaux, député de la Moselle, à ses collègues, exposant qu'il

est complètement ruiné et sans ressources, que la maison de sa femme à Valenciennes a été brûlée, une autre à Mons confisquée, que sa maison à lui, à Sarreguemines, est en ce moment aux mains de l'ennemi, qui a juré de tout brûler sur son passage, ajoutant que la vie lui est à charge et qu'il s'en débarrasserait luimême, s'il n'avait pas à sauver son honneur compromis par la signature qu'il a donnée à un acte qui devait rester secret et n'être publié que du consentement unanime de tous les signataires, déclarant qu'il a reconnu que les mesures prises les 31 mai, 1er et 2 juin étaient nécessaires, mais que ce n'est que ce qui s'est passé depuis qui l'en a convaincu, qu'il le dit, parce que c'est sa pensée et non par crainte de la mort.

Original signé, A. N., F7 4603.

Renvoyé au Comité de sûrelé générale, 5e jour, 2e décade, 1er mois.

40. — Certificat de l'écrou dans la maison d'arrêt de Metz de la femme du représentant Blaux, par ordre du directoire du Département.

13 octobre 1793.

Copie conforme, A. N., F7 4603,

41. — Lettre des administrateurs des Postes et Messageries au Comité de sûrelé générale, l'avisant de l'arrivée d'un pa-quet de Metz à l'adresse du citoyen Blaux, député à la Convention nationale, rue de Courtye, que le facteur, informé de l'arrestation de ce député à la Force, n'a pas cru devoir laisser le paquet, et demandant des instructions à cet égard, le paquet en question est réclamé par le citoyen Karr, député de la ville de Sarrebruck à la Convention, comme lui étant destiné, avec lettre du Comité de sûrelé générale aux représentants du peuple près l'armée de la Moselle, leur envoyant l'un des imprimés contenus dans ce paquet et demandant leur avis, avec un imprimé contenant un mémoire adressé aux représentants de la Moselle par les ôtages du pays de Nassau, détenus au refuge de Metz, et

lil'.CI A.MATIDNS ET I I S 11 FtC ATION i)KS DEPUTES (NCARGÉRÉS

Une priition des députés de Sarrebruck cl Saint-Jean.

23e jour du Ier mois do l'an II Original signé, minute et imprimé (3 pièces), A. N., F1 1603.

42. — Lettre des administrateurs du déparlement de la Moselle au Comité de salut public, signalant la conduite suspecte du représentant Blaux, qu'ils dénoncent comme un mandataire infidèle, comme un vil courtisan du despotisme, et déclarant que si les délits dont il s'est rendu coupable ne sont pas suffisants pour le faire considérer comme l'un des complices de Brissot, ils appellent un examen scrupuleux et crient vengeance.

18 brumaire an II.

Original signé, .4. N., V1 4603.

Renvoyé au Comité de sûreté générale par celui de salut public, le 5 frimaire an II.

43. — Lettre de Blaux, député, a ses collègues du Comité de surveillance de la Convention nationale, annonçant avoir lu dans le journal du 18 courant la mention de l'envoi de 4 commissaires chez les députés, dont les papiers ont été mis sous scellés, pour retirer ceux qui concernent les Comités, déclarant avoir été chargé, de concert avec Rùhl, de préparer la réunion d'un grand nombre de communes à la France dans les districts de Sarreguemiiies etBitche, et que son projet de décret a été renvoyé au Comité de salut public, et observant qu'au moment où il a élé arrêté, il se proposait de porter à ce Comité toutes les délibérations de ces communes, qui doivent se trouver dans ses papiers mis sous scellés.

'20 pluviôse an II (Grande Force).

Original signé, A. N., F1 4003.

44. — Arrêté du Comilé de sûreté générale, autorisant, sur la demande du député Vernerey, le Comité de surveillance de la section des Tuileries à procéder à la levée des scellés apposés sur ses papiers appartenant au citoyen Blaux, député, en arrestation, replacer sûrement

et convenablement lesdils papiers, et y réapposer les scellés.

Primidi décadi pluviôse an II.

Copie, A'., 4G03.

45. — Déclaration du directoire du déparlement de la Moselle, portant qu'ayant appris l'arrestation du citoyen Blaux, à Paris, il a cru devoir, dans l'intérêt de la chose publique, faire arrêter la citoyenne Blaux, son épouse, et faire apposer les scellés sur ses papiers.

19 fructidor an II.

Copie collation née, A. A'., F1 4603.

46. — Lettre de Nicolas-François Blaux, député du département de la Moselle, à ses collègues du Comité de sûreté générale, exposant que, décrété d'arrestation le 3 octobre 1793, il a été conduit le 7 à la Force, où de l'infirmerie il a été mis dans la galerie de la dette, puis transféré successivement aux Madelonnettes, aux Bénédictins anglais, à la Ferme et aux Ecossais, et qu'indépendamment du loyer de son logement, il a été obligé de payer la location du mobilier des chambres par lui occupées, sans compter les gratifications données journellement aux concierges et guichetiers pour avoir leurs bonnes grâces et des cliambres moins malsaines, et les salaires des commissionnaires pour se procurer au debors ce qui lui était nécessaire, et réclamant le montant du loyer -de son appartement pendant 12 mois 28 jours, soit 776 livres, plus 17:> livres poui l'impression de sa justification et l'achat de celles de ses collègues, plus 290 livres pour remplacer des culottes de drap, gants de poil de lapin, bas de laine blancs rongés en son absence par les artisans, en outre 18 livres pour le rachat d'exemplaires du Journal des décrets des G derniers mois de 1793, auquel il était abonné, enfin 3,">60 livres pour la dépense extraordinaire occasionnée par l'arrestation de sa femme, à Metz, où elle s'était réfugiée avec ses deux filles, ayant dû abandonner sa maison de Sarreguemines qui a été pillée, le tout s'élevant à la somme de 4,819 livres.

3 fructidor an III.

Original signé, A. N., F1 46113.

10 CHAIMTUF 1 '. — JOUKNÉKS IIIS TOUlyUKS DK LA UK\ (»Ll TIO.N

47. — Arrêté des Comités réunis de sûreté générale, de salut public el de législation, statuant sur la réclamation du citoyen Rlaux, député de la Moselle, et ordonnant le payement de 4,8191ivres pour les perles qtl'il a subies et les dépenses qu'il a été obligé de l'aire pendant le temps de sa détention.

20 fructidor an III.

Copie conforme, A. A., V 4G03.

BLAVIEL, Député du Lot.

48. — Procès-verbal de transport d'Antoine-Pierre-Marie Pasté, secrétaire-commis du Comité de sûreté générale, en vertu d'ordre du Comité, du 1er germinal, au domicile du député Blaviel.rue des Vieux- Augustins, n° 11, et d'apposition des scellés sur ses papiers.

2 germinal an II. Original signé et copie conforme (2 pièc es), A. N„ F7 4003.

49. — Procès-verbal de transport de François-Baptiste Dericquehem, inspecteur de police, chargé, par ordre du Département de Police, d'arrêter et de conduire à la maison d'arrêt du Luxembourg le député Blaviel, en son domicile, n° 11, rue des Vieux-Auguslins, avec réponse du citoyen Pierre Ferrieux, perruquier, déclarant que ledit Blaviel a été arrêté le l,r germinal et se trouve détenu au Luxembourg.

3 germinal an II, minuit.

Original signé, A A., F7 4603.

50. — Lettre de Blaviel, député du département du Lot, aux Comités de salut public et de sûrelé générale, renouvelant ses lettres des premiers jours d'octobre et désavouant formellement l'apposition de sa signature au bas d'une protestation dont il a toujours ignoré le contenu, qui a été l'effet d'une surprise et d'un véritable abus de confiance, déclarant qu'il a toujours été antifédéraliste et que son erreur lui semble avoir été suffisamment punie par une détention de près de neuf mois, et sollicitant sa mise en liberté provisoire, à l'effet de pouvoir suivre un trai-

tement nécessaire en raison de son étal de santé, de plus en plus critique.

23 prairial an IL (maison d'arrêt du Luxembourg.) Original signé, A. N. , F1 4603.

51. — Arrêté du Comité de sûreté générale, ordonnant la levée des scellés au domicile de Blaviel, l'un des représentants mis en liberté provisoire pour rétablir leur santé et vaquer à leurs affaires domesliques, et procès-verbal de levée desdits scellés sur une armoire en placard, en présence dudit Blaviel, par deux membres du Comité révolutionnaire de la section de Brutus.

4 , 8 brumaire an III.

Copie conforme et original signé (2 pièces), A. N., F7 4003.

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