SALADIN
Député de la Somme.
326. — Lettre du Conseil général de la commune de Saint-Quentin à la Convention nationale, adressant et dénonçant une proclamation des deux commissaires de la Convention (Saladin et Pocholle1,
dans le département de la Somme, et un arrêté du directoire de ce département, qui ne peuvent produire d'autre effet que de favoriser les riches, de retarder et même d'entraver les opérations du recrutement, d'ailleurs absolument contraire à la loi, permettant aux communes d'adopter le mode qui leur paraît le plus convenable, avec la proclamation en question, du 2'à mars 1793, qui annule les nominations faites par la voie du scrutin pour le fournissement du contingent de l'armée.
28 mars 1793.
Original signé et placard imprimé (2 pièces), A. N., F7 47751-.
327. — Lettre de la Société populaire de Largentière au président de la Convention nationale, déclarant applaudir à l'arrestation des 32 traîtres qui siégeaient à la Convention, déplorant l'assassinat de Marat, et dénonçant l'écrit infâme qui leur a été adressé de Lyon, intitulé : Compte rendu et déclaration far J.-B.-M. Saladin, député du département de la Sommé, sur les journées des 27 cl 31 mai, 1er et 2 juin 1793, qui excita la plus vive indignation, l'un des membres ayant proposé de brûler sur-le-champ, au milieu de la salle, cet écrit incendiaire et rempli de calomnies, la Société adopta une autre motion, tendant à ce que le procès fût fait et parfait à son exécrable auteur.
2 août 1793.
Original , signé d'Arnaud , président de la Société, A. N., F7 47751-.
Renvoyé au Comité de sûreté générale, le 16 août 1793. Signé : PérièS.
328. — Procès-verbal de transport de Jean-Jacques Fantin, juge de paix de la section des Tuileries, rue de l'Echelle, n° 567, au domicile du citoyen Saladin, député à la Convention nationale, dans une pièce au 3e étage, sur la cour, où il a trouvé une citoyenne, qui a déclaré se nommer Marie-Anne-Henrielle Thuillier, femme dudit Saladin, laquelle a certifié que son mari n'avait pas couché chez lui, perquisition est faite dans les papiers existant, tant dans la bibliothèque que dans d'autres cabinets et armoires, où il ne
RÉCLAMATIONS Et JUSTIFICATION DES DÉPUTÉS INCARCÉRÉS 6i
s'est rien rencontré de manuscrit, et esl suivie de l'apposition des scellés.
22 août 1793.
Expédition conforme, A. N., F1 4(i8G.
329. — Procès-verbal de transport de Joseph-Antoine Deleher et Marc-Antoine Baudot, députés et commissaires de la Convention, rue de l'Echelle, n° 567, au domicile du citoyen Saladin, député, dans une chambre au 3e étage sur le derrière, levée des scellés représentés par Marie- Anne-Henriette Thuillier, femme Saladin, gardienne desdits scellés, examen et description des papiers, qui comprennent notamment des mémoires et pétitions intéressant les Comités de législation et d'instruction publique, 2 liasses de mémoires, pétitions et autres papiers à renvoyer au Comité de sûreté générale, une liasse de mémoires, notes et pétitions concernant le département de la Seine- Inférieure, une liasse de papiers relatifs à la mission de Saladin dans le département de la Somme avec Pocholle, plusieurs lettres, non signées, écrites de Paris, en avril et mai 1793, donnant des renseignements sur la situation de la Convention et sur l'esprit public, entre autres une lettre du 9 mai, dans laquelle il est dit « que tout va mal, que la tristesse s'est emparée de toutes les âmes, que l'avenir ne sera pas beau, et que l'on criait dans tous les quartiers : Rendez-nous nos
18 livres et f le camp»; une lettre de
Saladin, datée de Paris, le 21 mars au soir, donnant différents renseignements sur les armées commandées par Miranda, Egalilé et autres ; une lettre non signée, datée de Paris, le 7 avril, contenant divers renseignements et disant notamment qu'il a été raccourci un émigré par la guillotine ; une autre datée de Paris, le 17 avril, dont l'auteur déclare qu'il s'offenserait de ne pas être du nombre des dénoncés, que tous les intrigants de la Montagne veulent la destruction de l'Assemblée; une lettre de Lavergne, premier lieutenant-colonel au 38e régiment, ayant trait à l'armée de Longwy; diverses lettres d'Amiens et d'Abbeville, notamment une du 13 juin 1793, relative aux journées des
31 mai, 1er et 2 juin, toutes lesquelles pièces ont été emportées par les commissaires, qui ont laissé quantité d'imprimés, rapports, discours, projets de décrets, brochures insignifiantes et lettres d'affaires.