‹ Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution française (volume 3)Chapitre 65 sur 86 · Récépissé au parquet du Tribunal · texte numérisé non relu

Récépissé au parquet du Tribunal

révolutionnaire d'une procédure contre

Marie-Anne-Charlotte Corday, contenant

9 pièces, envoyée par le Département de

Police. . .„ .„„

15 juillet 1793.

Extrait du registre d'enregistrement des pièces envoyées à l'accusateur public du Tribunal révolutionnaire, A. N., W 227, n° 293.

934. — Déclaration faite à la Société des Amis de la Liberté et de l'Egalité, séante aux Jacobins, par le citoyen Laurent Bas, commissionnaire, demeurant au coin du pont Saint-Michel et de la rue Saint-Louis, et travaillant chez le citoyen Marat, représentant du peuple, à plier les numéros de l'Ami du peuple, déclaration envoyée par la Société à Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal révolutionnaire, et rappelant les circonstances de l'assassinat de Marat, ledit Laurent Bas ayant terrassé Charlotte Corday après l'attentat.

15 juillet 1793.

Copie conforme, A. N., W 277, n" 82.

Ed. ChÉRON DE Villiers, Marie-Anne-Charlolte de Corday d'Armont, p. 274 ; C. Vatel, Dossiers du procès criminel de Charlotte de Corday devant le Tribunal révolutionnaire, p. 18.

935. — Déclaration de Michel Kessel, citoyen de Riquewihr, logeant à Paris, rue Jean-Pain-Mollet, n° 8, certifiant que le citoyen Leduc, traiteur-aubergiste à Montmorency, lui a déclaré, en présence de la citoyenne Steim, marchande de vin, rue Jean-Pain-Mollet, que le jeudi précédent, vers 8 heures du matin, un carrosse a débarqué chez lui 3 hommes et 2 femmes, que, parmi les hommes, il avait reconnu l'abbé Fauchet et l'évêque de Nancy, que Fauchet lui a bien recommandé de cacher leur arrivée, surtout à un député de la Montagne, qui logeait quelquefois chez lui, que ces gens sont restés clans une chambre jusques dans l'après-midi, ladite déclaration faite en vue de donner quelques éclaircissements sur la complicité de l'assassin de Marat.

16 juillet 1793.

Copie, certifiée conforme à l'original, remis au Comité de sûreté générale par François Chabot, A. N., W 277, n° 82.

Ed. ChÉRON de Villiers, Marie-Anne-Charlotle de Corday d'Armont, p. 225 ; C. Vatel, Dossiers dit procès criminei de Charlotte deCorday devant le Tribunal révolutionnaire, p. 22.

930. — Déclaration faite au Comité de sûreté générale par la citoyenne D'Aubanton, demeurant rue des Mathurins, ou de Beaurepaire, n° 44, laquelle, en passant rue Hautefeuille, près les Prémonlrés, vers 7 heures ou 7 heures 1/4 du soir, a vu 2 hommes, dont l'un a dit à l'autre, assez haut pour être entendu : On assassine Marat, en présence d'un facteur qui passait, avec observations de Drouet, membre du Comité, portant qu'il serait essentiel de confronter la femme D'Aubanton avec les prévenus de complicité, et de découvrir le facteur, qui portait une lettre chez Marat, à 7 heures du soir.

16 juillet 1793.

Original signé, A. N., W 277, n° 82.

Ed. C. Vatel, Dossiers du procès criminel de Charlotte de Corday devant le Tribunal révohdionnaire, p. 2 1 .

937. — Déclaration de la citoyenne Adrienne-Calherine Le Bourgeois, de la section de la Cité, rue Basse-des-Ursins, n° 1, faisant connaître que, s'étant trouvée jeudi soir, à la Convention nationale, aux secondes, elle y a vu une grande personne qui tenait des propos inciviques, surtout sur le compte de Marat, à l'occasion de la pétition de la SociétédesDroitsdel'Homme, et se trouvait avec un citoyen habillé de mordoré, est survenu un autre particulier, accompagné d'une demoiselle habillée de blanc, et qu'elle a reconnu aujourd'hui pour être, le premier, le citoyen Fauchet, le second, le citoyen Deperret, lesquels paraissaient être en liaison avec ladite dame et, au sortir de la loge, il fut question d'aller chez le ministre de l'intérieur.

Sans date (16 juillet 1793).

Original signé, A. N., W 277, n°' 82.

938. — Déclaration de la citoyenne Louise Grollier, faisant connaître que la nommée Corday, dite Marie-Anne-Charlotte, a logé à l'hôtel de la Providence, rue des Vieux-Augustins, depuis le 11 juillet, et y a reçu 4 ou 5 fois la visite d'un particulier dont elle donne le signalement, lequel a écrit pour cette femme 3 lettres, qui ont été envoyées à Caen.

Sans date (16 juillet 1793).

Original signé, A.N., W 277, n° 82.

Avec cette lettre se trouve un carton carié, porlant l'adresse de l'hôtel de la Providence, avec la signature au verso de Lauze-Deperret .

Ed. C. Vatel, Dossiers du procès criminel de Charlotte de Corday devant le Tribunal révolutionnaire, p. 23.

939. — Lettre du citoyen Merger à Fouquier-Tinville, accusateur public du Tribunal révolutionnaire, dénonçant le citoyen Obère (Aubert), soi-disant courrier de Marseille, grand ami et confident de Barbaroux, demeurant rue du Petit Lion-Saint- Sauveur, n" 25, et déclarant qu'il lui semble urgent de le confronter à la nommée Cordier [sic), lors de son procès, ajoutant qu'il sera demain avec les témoins dans la salle.

Sans date (16 juillet 1793).

Original signé, A. N., W 277, n° 82.

Ed. Cheron de Villieus, Marie- Anne- Charlotte de Corday d'Armont, p. 216; C. Vatel, Dossiers du procùx criminel de Charlotte do Corday devant le Tribunal révolutionnaire, p. 24.

940. — Lettre écrite de l'Abbaye et terminée à la Conciergerie par Charlotte Corday au citoyen Barbaroux, député à la Convention nationale, réfugié à Caen, rue des Carmes, à l'hôtel de l'Intendance, lui donnant des détails sur son voyage et sur son premier interrogatoire.

16 juillet 1793.

Autographe 12 pièces), 4 iV , W 277, n°82; copie, A N., F1 43851, n° 3.

Ed. Cheron de Villiers, Marie-Anne-Charlotte de Corday d'Armont, p. 285 ; C. Vatel, Dossiersdn procès criminelde Charlotte de Corday devant le Tribunal révolutionnaire (en fac simile); E. Campardon, Le Tribunal révolutionnaire de Paris, t. I, p. 71 ; Musée des Archives nationales, n° 1367 ; H. Wallon, Histoire du Tribunal révolutionnaire de Paris, t I, p. 456.

941. — Lettre de Charlotte Corday à son père, M. d'Armont, rue du Bègle, à Carentan, lui annonçant qu'elle sera jugée le lendemain, à 8 heures, et qu'elle a pris comme défenseur, pour la forme, Gustave Doulcet, l'attentat par elle commis ne permettant aucune défense, déclarant qu'elle a vengé bien des innocentes victimes et que le peuple, un jour désabusé, se réjouira d'être délivré d'un tyran, qu'elle avait essayé de faire croire qu'elle passait en Angleterre dans l'espoir de garder l'inco-

gnito, faisant ses adieux à son père et à sa sœur, ainsi qu'à tous ses parents, et rappelant pour terminer le vers de Corneille :

« Le crime fait la honte et non pas l'échafaud. »

16 juillet 1793.

Original signé, A . N. , W 277, n° 82.

Ed. ChÉROX DE Villiers, Marie- Anne-Charlotte de Corday d'Armont, p. 338 ; C. Vatel, Dossiers du procès criminel de Charlotte de Corday devant le Tribunal révolutionnaire, p. 95 ; E. Campardon , Le Tribunal révolutionnaire de Paris, t. I, p. 77 ; Musée des Archives nationales, n" 1368.

942. — Dépositions des témoins suivants, reçues par Etienne-Bernard-Marie Montané, président du Tribunal révolutionnaire : 1° Catherine Evrard, âgée de 21 ans, demeurant rue des Cordeliers, n° 30, maison du ciloyen Marat; 2° Pierre- François Feuillard, âgé de 35 ans, garçon de l'hôtel de la Providence, rue des Vieux- Augustins; 3" Laurent Le Bas, âgé de 29 ans, commissionnaire, porteur des journaux de Marat.

16 juillet 1793.

Original signé, A. N., W 277, n'J 82.

Ed. Cheron de Villiers, Marie- a nne-Charlolte de Corday d'Armont, p. 274 ; C. Vatel, Dossiers du procès criminelde Charlotte de Corday devant le Tribunal révolutionnaire, p. 36 ; E. Campardon, Le Tribunal révolutionnaire de Paris, t. I, p. 66-71.

943. — Dépositions des témoins suivants, reçues par Etienne Foucault, juge du Tribunal révolutionnaire : 1° Simonne Evrard, âgée de 27 ans, demeurant rue des Cordeliers, n° 30 ; 2° Jeannette Maréchal, âgée de 32 ans, cuisinière chez la citoyenne Evrard, chez laquelle Marat demeurait; 3" Marie-Barbe Aublain, femme du citoyen Pierre-Dominique Pain, âgée de 32 ans, portière et ouvrière chez le citoyen Marat.

16 juillet 1793.

Original signé, A. N., W 277, n° 82.

Ed. Cheron de Villiers, Marie-Anne-Charlotte de Corday d'Armont, p. 294 ; C. Vatel, Dossiers du jtrocès criminel de Charlotte de Corday devant le Tribunal révolutionnaire, p. 25.

944. — Dépositions des témoins suivants, reçues par Antoine Roussillon, juge du Tribunal révolutionnaire: I" Antoine-Clair

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