loiit
Original signé, ^. iV., FM601.
Renvoyé au Comité de sûreté générale par le Comité (!e salut public, le 30 août 1793.
27. — Lettre écrite de la Force par Blad, député, au Comité de silreté générale, à l'effet de se justifier d'avoir apposé .sa signature à la déclaration du 0 juin, qui a servi de base au décret d'arrestation rendu contre lui, affirmant n'avoir signé cette déclaration que par condescendance et sans en avoir lu seulement le premier paragraphe, et l'avoir réclamée à Dcperret afin de biffer sa signature, mais que celui-ci refusa de se rendre à son désir, en alléguant que cette pièce serait déchirée ou brillée le jour môme, qu'elle fut
trouvée chez lui lors de son arrestation, laisant sa profession de foi et jurant que l'idée odieuse du fédéralisme n'est jamais entrée dans son cirur, et qu'il a frémi d'indignation à l'idée qu'un semblable projet ait pu être formé lors de la réunion coupable de Caen.
21 brumaire an II.
Origin.ll signé, A. N., F' 4601.
28. — Requête du sieur Joseph-Simon Codineau au Comité de sûreté générale, exposant qu'il a loué, quai Voltaire, n° 10, au député Blad un appartement meublé sur lequel ont été apposés les scellés, et demandant, conjointement avec ledit Blad, la levée des scellés, afin de pouvoir disposer de cet appartement, où les effets se perdent par la poussièie et les vermines, le sieur Blad consentant à ce qUe ses malles soient transportées où le Comité jugera à propos.
21 ventôse an II.
Originaux signés (i pièces), A. N.,1''
IGOl.
29. — Renvoi par le Comité de sûreté générale à la Commission des administrations civiles, police et tribunaux, du sieur Vatinel, gardien des scellés apposés au domicile du représentant Blad, quai Voltaire, n° 10, suivant attestation du Comité révolutionnaire de la section de la Fontaine-de-Crenelle, pour le payement de son salaire.
21 frimaire an III.
Extrait du registre des arrêtés particuliers du Comité de sûreté générale, A. N., AF'lI 277, fol. 916.
30. — Lettre de Blad, représentant du peuple, à ses collègues des Comités de salut public et de sûreté générale, déclarant que, plus occupé des affaires publiques que des siennes, il a négligé jusqu'ici de réclamer l'indemnité accordée aux députés détenus pendant le règne de la tyrannie décemvirale, et joignant la note des frais extraordinaires occasionnés par .sa détention, qui s'élèvent à la somme de 3,672 livres, savoir : au tapissier Legendre, 200 livres pour location de 2 lits restés sous les scellés; 1,612 livres pour loyer
RÉCLAMATIONS Et JÙSTIFiCATlON DES DÉPUTÉS INCARCÉRÉS
de son app.irtement durant 13 mois, dues au citoyen tlodineau, et 1,800 livres au gardien des scellés pendant 12 mois.
13 messidor an III.
Oiiginaux signés (2 pièces^, A.N., V iCOI.
ni. — Arrêté des Comités réunis do salut public, de sûreté générale et de législation, ordonnant In remboursement de In somme de 3,672 livres réclamée par le représentant Blad, tant pour la location de 2 lits que pour le loyer de son appartement et les frais de garde de ses scellés.
15 messidor an III.
Copie conforme, A. N., F' 4001.
BLANQUI, Député des Alpes-Maritimes.
32. — Lettres de Blanqui à un correspondant ahonyme dos Alpes-Maritimes (pfobablement Olivier, procureur général syndic), exposant ses vues politiques au milieu de la crise violente que traverse la Convention, et déclarant que, dans le moment présent, vouloir parler raison serait se servir d'un langage inintelligible, engageant son correspondant à tenir la main au gouvernail le plus fortement possible dans l'espoir de gagner tous le port de la République, une et indivisible.
12, 15, 16, 20 juin 1793.
Originaux signés (4 pièces), et un imprimé.
.\ la lollre du 16 juin est joint le manifeste ihipiimé de Lasourue, en dale du 8 juin; la lelire du 15 jiiin ne renfei-jne que ces mois : « Adieu, citoyen, pent-êtie pour toujours. » Ces lettres, saisies pur l'administration épurée des Alpes-Marillmes, furent envoyées, le 2 floréal an 11, par le représentant RIcord et qualiliées d'iniprol)ation des journées des 31 mai, 2 et 3 juin, et tout à fait contraires à la vérité.
33. — Lettres de Blanqui à Olivier, procureur général syndic des Alpes-Maritimes, et Raynaud, président du district de Nice, traçant la ligne de conduite à suivre pour son département, à la suite des événements qui viennent de se produire, déclarant qu'étant fils ptiinés do la France, ils doivent rester simples spectateurs, d'autant plus que leur territoire est envahi et que leur unique souci doit être de chasser les l'iémonlais, annonçant que de graves évé-
nements se préparent, que les déparlements de l'ancienne Bretagne etNormandie menacent de se porter sur Paris à la tête de 30,000 hommes et que la France est dans le chaos et l'anarchie, que c'est tout ce que l'on doit à la trop fameuse journée du 31 mai et aux suivantes. .
8 juillet 1793.
Originaux signés (2 pièce»), A. N., V 4603.
34. — Lettre écrite de la Force par lîlanqui au président du Comité de sûreté générale, à l'eflet de dénoncer l'infdme manœuvre dont il a été victime de la part des agents scélérats d'une faction abominable, qui lui ont extorqué sa signature pour l'appliquer à une protestation e.xécrable et contre-révolutionnaire, qu'il n'a connue que le jour où elle fut lue à la tribune de la Convention, déclarant que ses sentiments de patriotisme et de républicanisme sont consignés dans ses papiers dont il sollicite l'examen.
7 octobre 1793.
Original signé, A. N., F' 4603.
3j. — Lettre écrite de la Force par Blanqui à son compatriote Veillon, ex député extraordinaire des Alpes-Maritimes, à Nice, expliquant comment il a été induit, à l'instigation de Chauvet et de Lan^' juinais, intrigant et traître déclaré, à signer une sorte de cerlilîout insignifiant et sans conséquence, auquel a été substituée une protestation abominable, déclarant qu'il se trouve à la Force dans le môme bàliment que six de ses collègues, et qu'il attend avec impatience le jour do sa délivrance.
8 octobre 1793.
Joseph-Elieime Delcher et Marc-Antoine Baudot, députés et commis.saires de la Convention, au domicile du citoyen Blanqui, député, rue Honoré, n° 73, levée des scellés et examen des papiers trouvés dans un secrétaire, consistant en correspondances de Nice et de Montpellier, notantment une lettre en italien, du ^"t juillet 1793, par laquelle on le remercie des
éclaircissements par lui donnés sur les journées des 31 mai, 1" et 2 juin, un manifeste imprimé de Lasource, député du Tarn, papiers que les commissaires ont emportés.
29 prairial, l" messiJor an II.
Originaux signés (2 pièces), A. W.,F' 4603.
37. — Lettre écrite de la maison des Fermes générales, rue de Grenelle-Saint- Ilonoré, par Blanqui à ses collègues, exposant qu'à la suite do son arrestation, le 3 octobre, les scellés ont été apposés sur ses effets et qu'il s'est trouvé dans la nécessité de payer pendant H mois un gardien à 3 livres par jour, et un loyer de 70 livres par mois, et demandant, la visite de ses papiers étant consommée, à garder auprès lui ses effets, qui peuvent être contenus dans une malle, tout ce qu'il avait de précieux, soit en assignats, soit en autres objets, venant de lui être volé, par effraction, à la suite du bris des scellés.
18 fructidor an II.
38. — Réclamation par Dominique rtlanqui, député des Alpes-Marilimes, à ses collègues des Comités de salut public, de sûreté générale et de législation, d'une somme de 7,784 livres 12 sols, savoir : 886 livres 12 sols pour 12 mois et 20 jours de loyer pendant sa détention; 832 livres pour un gardien de scellés, à raison de r>0 sols par jour, et 6,000 livres représentant le montant du vol commis à son préjudice, son appartement ayant été forcé, les scellés brisés, le secrétaire ouvert et les assignats et bijoux qu'il possédait ayant été dérobés, avec arrêté des Comités réunis, ordonnant le remboursement de cette somme au député lîlaiiqui.
1 1 germinal an III.
Original signé et copie conforme (2 pièces), A. N., ¥'• 4C03.
BLAUX,
Député de la Moselle.
39. — Lettre de Blaux, député de la Moselle, à se.s collègues, exposant qu'il
est complètement ruiné et sans ressources, que la maison de sa femme à Valenciennes a été brûlée, une autre à Mons confisquée, que sa maison à lui, à Sarreguemines, est en ce moment aux mains de l'ennemi, qui a juré de tout brûler sur son passage, ajoutant que la vie lui est à cliarge et qu'il s'en débarrasserait luimême, s'il n'avait pas à sauver son honneur compromis par la signature qu'il a donnée à un acte qui devait rester secret et n'être publié que du consentement unanime de tous les signataires, déclarant qu'il a reconnu que les mesures prises les 31 mai, 1" et 2 juin étaient nécessaires, mais que ce n'est que ce qui s'est passé depuis qui l'en a convaincu, qu'il le dit, parce que c'est sa pensée et non par crainte de la mort.
5 octobre 1793.
Original signé, A. N.. F' 4603.
Renvoyé au Comité de sûreté générale, 5« jour, 2« décade, 1" mois.
40. — Certificat de l'écrou dans la maison d'arrêt de Metz de la femme du repi'ésentant Blaux, par ordre du direrloire du Département.
13 octobre 1793.
Copie conforme, A. N., F' 4603.
41. — Lettre des administrateurs des Postes et Messageries au Comité de sûreté générale, l'avisant de l'arrivée d'un paquet de Metz à l'adresse du citoyen RIaux, député à la Convention nationale, rue de Courlye, que le facteur, informé de l'arrestation de ce député à la Force, n'a pas cru devoir laisser le paquet, et demandant des instructions à cet égard, le paquet en (|uostion est réclamé par le citoyen Karr, député de la ville de Sarrebruck à la Convention, comme lui étant destiné, avec lettre du Comité de sûreté générale aux représentants du peuple près l'armée de la Moselle, leur envoyant l'un des imprimés contenus dans ce paquet et demandant leur avis, avec un imprimé contenant un mémoire adressé aux représentants do la Moselle par les otages du pays de Nassau, détenus au refuge de Metz, et
RÉCLAMATIONS ET JUSTIFICATION DES DÉPUTÉS INCARCÉRÉS
une pt'lition des députés de Sarrebruck et Saint-Jean.
23* jour du l" niiiis de l'an II (14 octobre 1793.) Original siyné, minute et imprimé ^3 pièces), A. N., V 4603.
42. — Lettre des administrateurs du déparlement de la Moselle au Comité de salut public, signalant la conduite suspecte du représentant Blaux, qu'ils dénoncent comme un mandataire infidèle, comme un vil courtisan du despotisme, et déclarant que si les délits dont il s'est rendu coupable ne sont pas suffisants pour le faire considérer comme l'un des complices de Brissot, ils appellent un examen scrupuleux et crient vengeance.
18 brumaire an II.
Oritjinal signé, A. N., F' 4603.
Renvoj'é au Comité de sûreté générale par celui de salut public, le 5 frimaire an II.
43. — Lettre de Blaux, député, à ses collègues du Comité de surveillance de la Convention nationale, annonçant avoir lu dans le journal du 18 courant la mention de l'envoi de 4 commissaires chez les députés, dont les papiers ont été mis sous scellés, pour retirer ceux qui concernent les Comités, déclarant avoir été chargé, de concert avec Riihl, de préparer la réunion d'un grand nombre de communes à la France dans les districts de Sarreguemines (•tBitche,et que son projet de décret a été renvoyé au Comité de salut public, et observant qu'au moment où il a été arrêté, il se proposait de porter à ce Comité toutes les délibérations de ces communes, qui doivent se trouver dans ses papiers mis sous scellés.
20 pliiviù.se an II (Grande Force).
44. — Arrcté du Comité de sûreté générale, autorisant, sur la demande du député Vernerey, le Comité de surveillance de la section des Tuileries à procéder il la levée des scellés apposés sur ses papiers appaitenant au citoyen Blaux, député, en arrestation, replacer silrement
et convenablement lesdits papiers, et y réapposer les scellés.
Primidi décadi pluviôse an II.
Copie, A. N., F' 4603.
4'). — Déclaration du directoire du déparlement de la Moselle, portant qu'ayant appris l'arrestation du citoyen Blaux, à Paris, il a cru devoir, dans l'intérêt de la chose publique, faire arrôler la citoyenne Blaux, son épouse, et faire apposer les scellés sur ses papiers.
19 fructidor an II.
Copie collationnée, A. N., V 4603.
46. — Lettre de Nicolas-François Blaux, député du département de la Moselle, à ses collègues du Comité de sûreté générale, exposant que, décrété d'arrestation le 3 octobre 1793, il a été conduit le 7 à la Force, où de l'infirmerie il a été mis dans la galerie de la dette, puis transféré successivement aux Madelonnettes, aux Bénédictins anglais, à la Ferme et aux Ecossais, et qu'indépendamment du loyer de son logement, il a été obligé de payer la location du mobilier des chambres par lui occupées, sans compter les gratifications données journellement aux concierges et guichetiers pour avoir leurs bonnes grâces et des chambres moins malsaines, et les salaires des commissionnaires pour se procurer au dehors ce qui lui était nécessaire, et réclamant le montant du loyer de son appartement pendant 12 mois 28 jours, soit 776 livres, plus 17,") livres pour l'impression de sa justificalion et l'achat de celles de ses collègues, plus 290 livres pour remplacer des culottes de drap, gants de poil de lapin, bas de laine blancs rongés en son absence par les arlisons, en outre 18 livres pour le rachat d'exemplaires du Journal des décrets des 6 derniers mois de 1793, auquel il était abonné, enfin 3,560 livres pour la dépense extraordinaire occasionnée par l'arrestation de sa femme, à Metz, où elle s'était réfugiée avec ses deux filles, ayant dû abandonner sa maison de Sarreguemines qui a élé pillée, le tout s'élevant à la somme de 4,819 livres.
3 fructidor an III.
Original signé, A. N., V 4603.
CrtAPItflE [''. — JOUftNÉKS HISTORIQUES DE LA nËVOLlltlO.X
47. — Arrêté des Comités réunis de sûreté générale, de salut public et de législation, statuant sur la réclamation du citoyen Blaux, député de la Moselle, et ordonnant le payement de 4,819 livres pour les perles qu'il a subies et les dépenses qu'il a été obligé de faire pendant le temps de sa
détention.
20 fructidor an 111.
Copie conforme, A. N., V 4C03.
BLAVIEL,
Député du Lot.
48. — Procfts-verbal de transport d'Antoine-Pierre-Marie Pasté, secrétaire-commis du Comité de sftreté générale, en vertu d'ordre du Comité, du i" germinal, au domicile du député Bluviel,rue des Vieux- Augustins, n" H, et d'apposition des scellés sUr ses papiers.
2 germinal on II.
Original signé et copie conforme (2 pièces), A. N., FJ 4603.
49. — Procès-verbal de transport de l'rançois-liaptisle Dericquehem, inspecteur de police, cbargé, par ordre du Département de Police, d'arrêter et de condnire à la maison d'arrêt du Luxembourg le député Blaviel, en son domicile, n° 11, rue dos Vieux-Auguslins, avec réponse du citoyen Pierre Ferrieux, perruquier, déclarant que ledit Blaviel a été arrêté le 1"' germinal et se trouve détenu au Luxembourg.
3 germinal an II. miniiil.
Original signé, A. N., l" 4 003.
50. — Lettre de Blaviel, député du département du Lot, aux Comités de salut public et de sûreté générale, renouvelant ses lettres des premiers jours d'octobre et désavouant formellement l'apposilion de sa signature au bas d'une protestation dont il a toujours ignoré le contenu, qui a été l'ofrot d'une surprise vt d'un véritable abus de confiance, déclarant qu'il a toujours été antifédéraliste et que son erreur lui semble avoir été suffisamment punie par une détention de prés de neuf mois, et sollicitant sa mise en liberté provisoire, à l'effet de pouvoir suivre un trai-
tement nécessaire en raison de son état de santé, de plus en plus critique.
23 prairial atl II.
(maison d'arriH du Luxembourg.) Original signé, A. iV., FI 4G03.
51. — Arrêté du Comité de sûreté générale, ordonnant Id leVêe des scellés au domicile de Blaviel, l'un des représentants mis en liberté provisoire pour rétablir leur santé et vaquer à leurs affaires domestiques, et procès-verbal de levée desdits scellés sur une armoire en placard, en présence dudit Blaviel, par deux membres du Comité révolutionnaire de la section de Brutus.
4, 8 brumaire an III.
Copie conforme et original signé (2 pièce."), A. N., F' 4G03.
BOHAN,
Député du Finistère.
,*)2. — Lettre de Bolian, représentant du peuple, détenu, au Comité de sûreté générale, exposant qu'il relevait d'une maladie de poitrine, lorsqu'il fut incarcéré, le 3 octobre, que le régime bomicide des prisons, où il s'est vu privé de tous les secours de l'art, même du clioix do ses aliments, a tellement aggravé son état que bientôt son mal sera sans ressource, et que son bras qu'il n'a pu jianser convenablement sera bientôt perclus, et demandant, à moins que le Comité ne veuille transformer le décret d'arrcslation rendu contre lui en décret de mort, l'envoi de commissaires pris dans son sein, avec un officier de santé pour constater son état, dans l'espoir que, d'après leur rapport, on lui permettra de rester en arrestation dans Paris, sur parole et sans gendarme.
18 fructidor an II.
Original signé, A. N., ï" 4601.
!')3. — Procès-verbal de transport des membres du Comité révolutionnaire du 1" arrondissement (section de la République), en vertu d'un ordre du Comité de sûreté générale, au domicile du député liolian, rue de la .Madeleine, n» 20, en sa
HËCI.AMATIONS ET JUSTIFICATION DES DÉPUTES INCAIICÉRÉS
présence, et de levée des scellés apposés sur SCS effets.
7 brumaire an III.
Original signô, A. A'., F' 4G04.
î)4. — Mémoire de Bohnn, représenlanl du peuple, à ses collègues des Comités do sûreté générale, de salut public et de législation, exposant qu'incarcéré le 3 octobre 1"93, il a été mis en liberté provisoire le 29 vendémiaire an 111, que, dans cet intervalle d'un an 19 jours, il a payé pour son loyer, rue de la Madeleine, 429 livres, et, à la Force, tant au 4» étage du bâtiment neuf qu'à l'inlirmerie, pour son loyer 81 livres, que, délogé précipitamment du bâtiment neuf et obligé de partager le lit d'un de ses collègues au rez-de-chaussée, il fut forcé d'acheter pour ainsi dire un autre cachot et de payer 100 livres au gardien pour être admis à l'infirmerie, qu'on le fit sorlir de l'infirnierie avec 8 de ses collègues, et qu'il obtint à prix d'urgent de s'installer dans une chambre délabrée du bâtiment . de la dette, qu'il dut également payer pour obtenir des gardiens les adoucissements que sa sauté exigeait, payer encore pour faire transporter successivement ses elfets aux Madolonnellcs, aux Bénédictins anglais, à la maison des Fermes et aux Carmes, déclarant que pendant sa détention ses vêlements, notamment un habit du plus beau drap bleu, une houpelande et un manteau de drap bleu furent littéralement rongés par les vers, estimant à 300 livres la dépense de leur remplacement et sollicitant le remboursement de tous ses frais qui, d'après son évaluation, se montent à 99C livres 5 sols, et qui, d'après un calcul plus exact, font un lotal de 902 livres 11 sols 8 deniers, avec arrêté du Comité de sûreté générale, ordonnant le payement de cette somme.
20, 27 pluviôse an III.
Orif-'iiial signé et copie conforme, A. N., V 400i.