FAURE
Député de la Seine Inférieure.
124. — Lettre écrite de la Force par Faure, député de la Seine-Inférieure, à Guffroy, son collègue, reconnaissant qu'il a eu le mallieur de signer sans le lire l'écrit qui a donné lieu à son arrestation, parce (ju'on lui avait assuré que c'éluit simplement un procès-verbal de ce qui s'était passé dans les premiers jours de juin, le priant de jeter les yeux sur un vieillard infirme qui a près de 70 ans, et déclarant qu'en raison des violents rbumatismes auquel il est sujet, le séjour dans
nKtUMATlONS ET JUSTIFICATION DES DÉf-ÙTÉS IIVCARCIÎRIÎS
une prison fst Un ci'Ui'l suiiplkc [loilr lui, ajoiitantqu"éti'ahgeràloUtéspritd'inlrigue, il A cru tjuc les opinions étaient libres, au point qu'il a rogarclô rottime une souvc^ raine injusliee l'acte d'arcusation contre Marat, et qu'il ne l'a point voté.
27 brumaire an II.
Oiîginal siané, A. S'., AA 50, n" l'i18.
12u. — Lettre de h'aure, député de la .Seine-inférieure, détenu dans la maison des Fermes, aU président du Comité de sûreté générale, se plaignant, à l'exemple de beaucoup de ses collègues, du projet de leur transfèrement dans les anciennes maisoils d'arrêt, outrageant pour eux, si l'on redoute les complots qu'ils pourraient tramer, déclarclnt que, dans la 69'' année de son âge, il a besoin de remèdes et particulièrement de bains d'eau de mer pour des rhumatismes et des étourdissements qui l'affligent depuis plus de 20 ans, et qu'il avait l'habitude d'en jirendre chaque année, sollicitant Un congé, à charge de se représenter à première réquisition du Comité, ajoutant qu'il est esclave de sa parole, et qu'un vieux plébéien français vaut bien un aristorrale romain.
22 fructidor an II.
Original si^né, A. N., f 470l
120. — Héclauialion par FaUre, député de la Seibe-lnférlenre, d'une Somme de 202 livres, do deUX couteaux et d'une paire de ciseaux qui lui ont été enlevés par l'tidministratioii de Police, pendant (|U'II était prisonnier dans la maison de sanlé de Moni|iHn, et hrrCté du Comité de sflrelé générale, ordonnant la reslitullon de la somnu.' et des obj(!ls en question, propriété du citoyen Faure, par tolls dépositiiiCes d'iceUx.
18 pluviôse an III. Original .signé et copie conforme (2 pièces), A. A'., F' 4703.
127. — Pétition de Pierre-Joseph-Denisfiuillaume Fauie, dépiilé de la .Seine-liiférieure, aUt CrtlTiitês de salut public, de snrelé généhlle et de législation, à l'rlïet d'obletiir le rembourgenient : 1" de 310 li-
vres t.t sols jiar lui payées pour le loyef de l'appartement qu'il occupait, rue des Malhurins, cloilre Saint-Benoît, pendant les 12 mois 20 jours de sa détention; 2» de 7."! livres par lui payées à l'aditiitiistriition des prisons, à raison de l!i livroft par mois, en novembre et décembre 1793. et de 22 livres 10 sols pour les mois de janvier et février 1794, quoiqu'il supportAt les frais de couchage et de linge, avec arrêté des Comités réunis, ordonnant le remboursement des 391 livres 13 sols, tant pour le loyer de soft appartement que pour dépenses faites par Faure dans lit prison pour le prix de sa chambre durahl sa détention.
29 pluviôse an III.
Original signé et copie conforme (2 pièces), A.N.,P 4703.