‹ Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution française (volume 4)Chapitre 30 sur 97 · I.AURENCKOT · texte numérisé non relu

I.AURENCKOT

Dépulé du Jura.

184. — Lettre de Hoyer, député de l'Aiiy, Salmon, député de la Sartbe, Fayolle, député de la Drome, Amyon, député du Jura, Periès, cadet, et Tournicr. députés

de l'Aude, Estadens, député de la Haute-Garonne, Blanqui, député des Alpes-Mariliines, détenus à la Force, dans la même chambre que Laurenceot,au Comité de sûreté générale, déclarant que, leur collègue étant malade depuis plusieurs jours, ils ont fait appeler le médecin de la Force pour constater son étal, et en raison du relard apporté à la délivrance d'un certificat, priant d'autoriser ledit Laurenceot à se faire transporter dans son appartement, et conjurant le Comité de se hâter, dans la crainte où ils sont que le moindre délai ii(! leur cause le chagrin de voir périr sous leurs yeux leur collègue sans pouvoir lui procurer les secours nécessaires.

4 pluviôse an II.

Original signé, A. N., V 4768.

185. — Lettre de FayoUe, Periès, cadet, Royer, Estadens, Blanqui, Salmon, Tournier et Amyon, députés, à Vadier, président de la Convention et du Comité de sûreté générale, déclarant que leur compagnon de chambre, Laurenceot, est atteint depuis 15 jours d'une fièvre tenace, que le médecin de la maison l'a visité et lui a conseillé de se rendre à l'infirmerie, chose impraticable, les malades y étant entassés au point qu'il n'en sort aucun convalescent, que le certificat délivré la veille par le médecin conseille de le transférer dans une maison de santé ou dans son appartement, mais, comme les maisons de santé coûtent plus que ne comporte l'indemnité d'un député, Laurenceot demande à être transporté chez lui, sous telle surveillance qu'on jugera à propos, et joignant leur prière à celle de Laurenceot, afin que leurs collègues qui jouissent de leur liberté veuillent bien se rappeler l'événement du malheureux Doublet.

10 jjluviùse an II.

Original signé, A. A'., F' 4768.

Pierre-Philippe Doublet, député de la Seine- Inférieure, était mort à la Force le 4 frimaire an II.

186. — Lettre du républicain J. Uiclit,lot, greffier de la Force, au président de la Convention nationale, le prévenant que le citoyen Laurenceot, député, étant ma-

lade, ainsi que le constate un cerlifiral joint à sa lettre, demande à être transféré chez lui pour se faire traiter sous la garde d'un sans-culotte, ou dans une maison du santé sous la responsabilité du chef de ladite maison, avec certificat de Thierry cl Soupe, médecin et chirurgien ordinaire des prisons, atlestant que le député Laurenceot, âgé de 30 ans et détenu à la Force, est atteint depuis 10 jours d'une fièvre double tierce, maladie très opiniAtre peadant l'hiver, attendu que dans cette saison l'humeur de la transpiration se porte de la circonférence au centre, cliiue souvent on n'obtient une guérison radicale que lorsque la belle saison est

arrivée.

10 pluviôse an II.

Originaux signés (2 pièces), A. i\'., F' 4768,

187. — Procès- verbal de transport de Joseph-Etienne Delcher et Marc-Antoine Baudot, députés, commissaires de la Convention nationale, rue Thomas-du-Louvre, au domicile du citoyen Laurenceot, levée des scellés apposés dans une chambre au •2« étage sur la cour, examen des papiers, se trouvant dans un secrétaire à cylindre, parmi lesquels mention est faite d'une lettre à l'adresse du citoyen Martin, lieutenant-colonel en second au 12« bataillon du Jura, d'une pétition de Léonard Kzahmer, commandant de bataillon d'invalides, d'un portefeuille noir sur lequel est inscrit: Comité de la guerre, contenant plusieurs pièces à remettre audit Comité, d'observations sur la position des salines du Jura, du manuscrit d'un ouvrage intitulé : le Patriote français, d'une liasse du pétitions, d'une pétition du citoyen Newbourg, à renvoyer au Comité des secour.-^, toutes pièces que les commissaires ont

emportées.

12 prairial an II.

Original aigné, A. N., V 4768.

188. — Certificat des officiers municipaux, membres du Conseil général de la commune d'Arbois, attestant que le citoyen Laurenceot a donné depuis la Révolution des preuves du plus ardent patriotisme, qu'il s'est enrôlé l'un des premiers dans la garde nationale, où il était chef de légion, à l'ar-

HÉr.l.AMATIONS KT JUSTlli-ICATlON UES DÉPUTÉS IMiAUCEUES

rivée iIl'.s ordres pour la s(;coiide rôtjuisilioii, et rendit ses épauleltes pour partir aux frontières, qu'il s'y trouvait en qualité de commandant on second, lorsque les électeurs du Jura l'appelèrent ù la Convention nationale, que sur ces entrefaites Désiré I.aurenceot, son frère, commandant du l' bataillon du Jura sur le lUiin, étant tombé malade et revenu mourir à Arbois, ni cette considération ni les larmes de son épouse qu'il laissa avec plusieurs enfants en bas âtte ne l'empèclièrent de remplir le vœu de ses concitoyens.

22 prairial an II.

Original signé, A. A'., F' 4768.

189. — Certificat de civisme délivré au citoyen Henri Laurenceot, député à la Convention, par la Société populaire d'Arbois, qui déclare que Laurenceot s'est montré dés le principe de la llévolulion l'ami zélé, le plus ferme soutien de la liberté, qu'enrôlé dans la garde nationale on l'a vu au cri de la patrie en danger, en aoiit 1792, abdiquer le poste de clief de légion pour s'enrôler en qualité de volonlaire, que c'est à ses discours brillants de patriotisme aussi bien qu'à ses dons généreux en faveur des défenseurs de la patrie cl des parents dos volontaires qu'est dû «■n partie l'oiirôlement d'un grand nombre lie ses concitoyens, qu'à son départ pour les frontières, sourd à la voix de sa femme et de ses enfants, il s'occupait uni(iuenient de consoler les parents des braves défenseurs de la patrie.

27 prairial an II.

Original .signé, A. .V., F' 4768.

190. — Lettre du re|irésentanldu peuple Laurenceot, en mission dans le déparlement de Loir-et-Cher, à son collègue Loniont, membre du Comité de sûreté générale, demandant son avis au suji^t de la mise en liberté de prêtres réfractaires, âgés et infirmes, détenus à Blois, qui ne lui semblent point dangereux et qu'il relâcherait, s'il n'écoutait (jue la sensibililé de son cœur et le cri môme de l'Iiumanité, annonçant qu'il a lancé une proclamation pour arrêter les progrès du fanatisme et

a pris également des mesures pour assurer les subsistances, ayant fait arrêter 14 agitateurs qui ont voulu s'insurger et violer le droit sacré de propriété.

2() pluviôse an 111.

Original signé, A. IV., F' 4768.

191. — Lettre du représentant du peuple Laurenceot, en mission dans le département de Loii'-ot-Clier, aux Comités de salut public ot de sûreté générale, adressant la proclamation qu'il a cru devoir faire aux citoyens de ce département, on raison des troubles qui y sont journellement excités, sous prétexte de la liberté de l'exercice des cultes, et ajoutant qu'il lui a paru nécessaire d'ordonner aux agents nationaux des difl'éronts districts de vendre sans délai les ci-devant églises, seul moyen propre à arrêter les mouvements insurrectionnels occasionnés par la possession et jouissance de CCS églises.

1 1 germinal an III.

Original signé, copie et placard imprime (3 pièces), A. JV., F' 4768.

192. — F>ettre du représentant du peuple Lauroncoot, en mission dans les départements de Loir-et-Cher, du Cher et de la Nièvre, aux Comités de salut public et do sùreié générale, annonçant son arrivée à Bourges, le 22 germinal, déclarant qu'il compte procéder le 28 à l'épuration des autorités constituées, qu'il a suspendu les séances de la Société populaire, où dominaient les partisans do la terreur et de l'oppression, et qu'il espère mettre un terme au règne des Jacobins, manifestant sos inquiétudes au sujet dos subsistances, la iliselte étant extrême et la cupidité des cullivatouis incalculable, le discrédit des assignats à son comble, attendu que l'on donne pour six livres en monnaie métallique ce que l'on vend à peine 100 livres en assignats, ajoutant qu'il a fait une adresse aux cultivateurs en les menaçant des sévérités de la loi.

25 germinal an III.

Original signé, en double, avec placard imprimé en datedu24 germinal (3 pièces), A. N., V 4768.

l'J'i. — I-oltredu représentant du peuple l.aurencoot, on mission dans le Loir-ot- (llier, le Cher et la Nièvre, aux Comités de sûreté générale, de salut public et de législation, annonçant que, dès qu'il a eu connaissance de la loi tjui ordonne lo désarmement des individus prévenus d'avoir participé aux horreurs commises pendant l.i tyrannie antérieure au 9 thermidor, il a sur le champ donné les ordres les plus prompts pour sa mise à exécution, et destitué le président et greffier du tribunal criminel, avec l'arrêté qu'il a pris à ce sujet le 25 germinal, et circulaire aux citoyens et administrateurs des districts des 3 départements, contenant l'arrêté pris le 24 germinal par Laurenceot, relativement au désarmement..

26 germinal an III.

Original signé et placards imprimés (3 pièces), A. A'., F' 4'i68.

194. — Lettre du représentant du peuple Laurenceot, en mission dans les départements de Loir-et-Cher, du Cher et de la Nièvre, écrite de Nevers au Comité de salut public, exposant que s'il a tardé à se rendre à Bourges, c'est qu'il a été retenu dans h; Loir-et-Cher par des mouvements inquiétants qui se sont produits dans les districts de Mer et de Mondoublcau, et ont été provoqués par lu question des subsistances et le fanatisme, ainsi que pur les incursions des chouans, qui ont été défaits le 20 germinal dans un combat, ou 20 d'entre eux restèrent sur le champ de bataille et 27 furent faits prisonniers, déclarant que le département de la Nièvre a été plus qu'aucun autre victime de l'arbitraire et de la tyrannie, (jue son collègue Cuilleraardel a laissé d'excellents souvenirs chez les bons citoyens qu'il a délivrés de la domination des dilapidateurs et des hommes de sang, rappelant enfin que ses pouvoirs expirent le 9 du présent mois.

(Floréal an III).

Extrait, A. A., F- 47118.

Page 1