‹ Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution française (volume 4)Chapitre 61 sur 97 · AFFAIRE GIRARDIN · texte numérisé non relu

AFFAIRE GIRARDIN

900. — Dénonciation faite au Comité de surveillance révolutionnaire de Cham|)igny, district de l'Kgalité, jmr .lean-Clauile Crognel (llls), cnltivalenr audit CImmpigny, portant (|Ue les citoyens Cirardin, notaire et propriétaire d'une maison dite le Bou-

quet, à Champigny, et Laurin, son associé, demeurant avec lui, aussi bien que sa femme, se sont réjoui et ont fait un feu d'artifice à la mort de Marat, auquel a assisté Pranville, curé, maire de Champigny, le frère de Girardin et autres de lui inconnus, que la femme l.aurin a dit que Marat était encore un scélérat do moins, que les prises de Condé, de Valenciennes, ainsi que celle de Toulon, ont été célébrées de la même manière et par les mômes personnes.

12 germinal an II.

Copie conforme, signpc du sieur Fcrrel, nieni- I>ro du Comité révolnlionnaire do Olianipignv, A. N., W 35.

901. — Lettre des administrateurs et de l'agent national du district de l'Egalité au citoyen Fouquier, accusateur public prés le Tribunal révolutionnaire, lui adressant l'expédition d'une dénonciation faite, le 19 germinal, au Comité révolutionnaire de Chani])igny contre Girardin, notaire, Laurin, Pranville, ex maire et curé, pour avoirfail des feux d'artitire on réjouissance de la mort de .Marat, et le prévenant que Girardin et Pranville sont maintenant en élat d'arrestation dans des maisons d'airét à Paris, et que les tableaux qui les concernent ont élé envoyés au Comité de salul public, bureau des détenus, et de plus que Laurin est domicilié à Paris, rue Neuve- Egalité, section Bonne-Nouvelle, envoyant également une lettre à eux écrite, le 10 lliiréal.par Ferret, nienibi-e du Comité révolutionnaire de Champigny.

21 floréal an II.

Original signé, A. N., W S.'i.

902. — Arrêté du Comité de siireté générale, ordonnant de traduire au Tribunal révolutionnaire, pour y être jugés, les nommés Girardin, notaire, et Laurin, tous deux demeurant rue Neuve-de-l'Egalité, section Bonne-Nouvelle, la femme dudit Girardin, Pranville, curé, maire do Champigny, le frère de Girardin et la femme Laurin, coupables de s'être réjouis etd'avoir fait un feu d'artifice lors de la trahison de Condé, Valenciennes et Toulon, chargeant le citoyen Morel, agent du (Comité, de mettre à exécution ledit arrêté, et l'agent

MBURTRE ET OBSÈQUES DE MARAT

national du district de Champigny en ce qui concerne le sieur Pranville.

23 messidor an II.

Original, signé d'Amar, Elle Lacoste, Louis (du Bas-Rliin), Philippe Ruihc et M. Bajle, et copie conforme (2 pièces), A. N., W 35.

OO;). — Procès-verbaux de transport de Nicolas Morel, agent du Comité de sûreté générale : 1° rue Neuve-de-rEgalité,n»209, au domicile du nommé Lanrin et de sa femme, où perquisition a été faite dans leurs papiers, qui n'a produit rien de suspect, à part un fragment de petit livre broché contenant des prophéties pour les mois de l'année, « avec un ridicule frappant sur les événements de la République», lesquels consorts Laurin, sont écroués à la Conciergerie ; 2° rue de la Verrerie, n° 137, section des Arcis, au domicile du sieur Cirardiii, peintre, frère du notaire, où perquisition est également faite dans ses papiers, mais sans résultat, lequel Girardin est pareillement écroué à la Conciergerie.

23, 24 messidor an IL Originaux signés, avec petite brochure imprimée (3 pièces),, A. A'., W 35.

AFFAIRK CERIOUX

904. — Lettre du citoyen Oubreuil au citoyen Drouet, député de la Convention, au Comité de sûreté générale, dénonçant le nommé Riou (Cerioux), logé rue Froimanteau, hôtel de Danemark, qui lui avait montré deux manuscrits venant de Caen, conlenant un tissu d'abominations contre les patriotes, et qui ne pouvaient lui avoir été remis que par Duperrel ou l'un de ses acolytes, ajoutant que depuis 3 jours, dans cette maison, l'on n'entendaitque conspirer contre Marat, et que ce même Riou avait dit, ce jour même, au sieur Vachon que la mort de Marat était trop douce et qu'il en devait avoir une plus cruelle.

14 juillet 1793.

905. — Notilicution de mandat d'arrêt décerné par l'accusateur public du Tribunal révolutionnaire, contre le nommé Cerioux, imprimeur, domicilié rue Froimanleau, hôtel de Danemark, prévenu

d'être complice de l'assassinat commis sur la personne de Marat, représentant du peuple, et procès-verbal d'arrestation dudit Cerioux, au corps de garde de la section des Tuileries, rue Saint-Mcaise, où il s'était rendu volontairement, lequel est conduit et écroué à la Conciergerie.

19 juillet 1793.

Oiiginal signé, À. IV., W 278, n° 95.

900. — Interrogatoire subi devant Jacques-Bernard-Marie Montané, président du Tribunal révolutionnaire, par Jean-Baplisle Cerioux, âgé de 28 ans, imprimeur, demeurant, lors de son arrestation, rue Froimanteau, hôtel de Danemark, auquel il est demandé : 1° Si dans la maison où il demeure, il n'a pas entendu dire que l'on conspirait contre la vie de Marat, à (|uoi il a répondu qu'il était lui môme Maratiste, «lu'il ne voyait que des députés de la Montagne, notamment Camille Desmoulins, Robert, Thirion, Merlin de Thionville; 2° s'il n'a pas dit un jour au nommé Vachon que Marat était mort d'une mort trop douce et qu'il devait en avoir une plus cruelle, à quoi il a répondu qu'il ne pouvait trouver une expression assez forte pour peindre son étonnement d'une pareille calomnie.

27 juillet 1793.

Oi-iginal signé, A. N.,W 278, n° 95.

907. — Jugement du Tribunal révolutionnaire, déclarant que le dénonciateur de Jean-Baptiste Cerioux n'a pas été retrouvé et qu'il n'existe aucune preuve du délit imputé audit Cerioux, ot ordonnant sa mise on liberté provisoire.

29 juillet 1793.

Original signé, A. N.,'W 278, n» 95.

AFFAIRE ANDRÉ DESCHAMI'S

908. — Dénonciation faite au Comité révolutionnaire de la section du Faubourgdu-Nord par le citoyen Hébert, Faubourg Saint-Denis, n» 17, contre le citoyen André Deschamps, horloger,qui,au café Chevance, manifestait des opinions anticiviques, jetant la défaveur sur toutes les autorités constituées, disant que la Municipalité était composée de scélérats, que Marat et Robespierre étaient des pendards, qui, lors-

qu'il apercevait quelqu'un au café qui tricliait au jeu de caries ou de dominos, il rappelait Marat, qu'ayant observé audit Desehamps que ses opinions étaient très dangereuses et pourraient lui être funestes, que, s'il n'y prenait garde, il se ferait couper la lète, il a répondu qu'il s'en moquait et que rien ne pourrait l'empèclicr de mettre au jour ses opinions, lùlce même au milieu des bayonnettes, avec décision des administrateurs du Déparlement de Police, portant que le citoyen Deschamps, accusé de regretter l'ancien régime et d'avilir les autorités constituées par des discours incendiaires, et qui a été incarcéré aux Madelonneltes, sera traduit au Tribunal révolutionnaire.

Original signé, A. N., W 293, n» 20G.

909. — Interrogatoire subi devant Anloine-iMarie Maire, juge du Tribunal révolutionnaire, par le citoyen André Deschamps, âgé de 43 ans, horloger. Grande rue du Faubourg Sainl-Denis, n° 18, accusé d'avoir tenu des propos inciviques, d'avoir dit notamment que la Municipalité était composée de scélérats, que Marat et Robespierre étaient des scélérats, à quoi il a répondu qu'il a toujours respecté les opinions de ces doux hommes, eu ce qui concerne le gouvernement républicain, particulièrement celles de Robespierre, comme plus douces et plus en harmonie avec ses sentiments.

8 octobre 1793.

Original signé, A. N., \V 293, n» 20G.

910. — Acte d'accusation d'Anloine- Queniin Fouquier-Tinvillc, accusateur public du Tribunal révolutionnaire, contre le citoyen André Deschamps, horloger, pour avoir méchamment et à dessein, par ses propos, jeté la terreur parmi les citoyens, tenté le rélablisseraent de la royauté et le renversement de la République, avec jugement du Tribunal révolutionnaire, condamnant le sieur Deschamps à la peine de mort.

G, 1 1 brumaire an II.

Originaux signés (2 pièces), A. A'., W 293, n" 200.

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