‹ Répertoire général des sources manuscrites de l'histoire de Paris pendant la révolution française (volume 4)Chapitre 89 sur 97 · TOME NEUVIÈME · texte numérisé non relu

TOME NEUVIÈME

- Meurtre et obsèques de Marat (13 juillet 1793).

1569. — Lettre du citoyen Baptiste Gentil, de la section des Amis-de-la-Patrie, à la Convention nationale, déclarant qu'il a

appris, dimanche matin, la mort du célèbre Ami du peuple, assassiné par une femme, et exprimant le vœu que Marat soit porté pompeusement au Panthéon français, et que son bourreau soit traîné sur un brancard ou autre chose, toute droite, enchaînée de fers et revêtue d'un manteau rouge, avec cette inscription : « Ecce mulicr, celle qui a poignardé l'Ami du peuple, ajoutant qu'il a le n° 204 de Marat, qu'il le conservera toute sa vie, et aura le tableau de sa mort.

(15 juillet 1793.) Original signé, A. N., V^' III, Seine, 27.

1870. — Dénonciation reçue à la Société fraternelle contre le sieur Giroult, porteur d'eau de la fontaine de Grenelle, lequel avait dit, le 14 juillet, lendemain de l'assassinat de Marat, qu'il savait bien que l'Ami du peuple ne vivrait pas longtemps, ainsi que Robespierre et Danton, qu'il le tenait de la cuisinière d'un député, chez qui il portait de l'eau, et avait refusé de dire le nom de ce député.

25 juillet 1793.

Original signé, A. N., BB^ 72, n» 43.

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