Désordres au faubourg Saint- Antoine
8^-85 mai l?eO.
1713. — Procès-verbal d'eaiprisonuemeut à la Force (attendu le danger de conduire le prisonnier au Cliàtelet, en raison des menaces du peuple) et inlerrogaloire par le commissaire Picard-Dcsrnarcst du sieur Profaut et de la fille Boudin, prévenus de s'être révoltés contre la garde nationale et d'avoir tenu des propos incendiaires pour soulever le peuple contre le Chàlelet, avec information à ce sujet.
27, 28 avril, 4 mai 1790.
Minu:c, A. \., Y 15101.
ITI4. — Lettre de M. de (iouvion, majoi- ^a'néral de la gai*de tiationale, à M. Bailly, luvisant de la présence de deux pièces de canon chez le sieur Pinot, menuisier, rue de Charonnc, et le priant de donner immédiatement l'ordre de les retirer.
30 avril 1790.
Copie, D. A'., Mss., fonds frauçais 11097.
17IÎJ. — Lettre de M. Bailly à M. de Lafayelte, au sujet des deux pièces de canon dt'^posées chez le sieur Pinot, menuisier, rue de Charonne, qu'il serait bon de faire chercher immédiatement par le commandant du bataillon de Sainte-Marguerite.
30 avril 1790.
Copie, U, .V., Mss., fonds français 11697, fol. 57.
1716. — Lettre de M. Bailly à M. de Gouvion, major général de la garde nationale, 1 informant que, malf?ré ses ordres, les deux pièces de canon, qui se trouvent dans la
maison d'un menuisier, n'ont pas été enlevées, et demandant qu'elles le soient, le lendemain, avant neuf heures du matin.
le»- mai 1790.
Copie, B. A'., Mss., fonds français 11097.
1717. — Lettre de M. Bajily à M. de Lafayette, le priant de remédier à l'absence de patrouilles et de faire inspecter les corps de garde, pour constater si tous les soldats sont présents à leur poste.
7 mai 17i)0.
Copie, U. -V., Mss., fonds français 11G97,
fol. 58.
1718. — Lettre de M. de (iouvion, major j^énéral de la garde nationale, à M. Bailly, relativement aux assemblées de la rue Royale, qui occasionnent des attroupements considérables, exprimant le désir de voir cesser ces assemblées, la protection que la gtirde nationale est obligée de leur donner déplaisant infiniment au peuple.
14 mai 1790.
Co[ùe, /J. -V., Mss., fonds français 11097.
1719. — Ordre du département de police de la municipalité de Paris au commissaire Grandin, de faire exacte perquisition chez le sieur Gattey, libraire au Palais- Royal, do tous les pamphlets et lil)elles, sans nom d'auteur et d'imprimeur, et procèsverbal du commissaire constatant Texistence de quantité d'imprimés du vicomte de Mirabeau, de Pelletier, du baron d'Eaubonne, désignés sous leur titre; jiotam-
DftSORDRKS Al* FAUBOï'RG SAINT- VNTOINK i24-'2o MAI 17»0
ment des suivants : le Coucher ou la Vérité toute nuCf la Lanterne magique mlionalej le Rêve ou la Vérité voilée y la Moutarde après diner, la Tasse de café sans sucre y le Déjeuner du lundi/y la Lettre de Babelais aux quatre-vingtquatorze rédacteurs des Actes des apôtres, etc.
li mai 1790.
Minutes (2 p.), .1. A'., Y 13320.
Loustalot, dans le numéro 46 de;; Rt^volutions tic Paria (article intitulé : Mouvements populaires), raconte que le peuplo se proposait de débarrasser le libraire Galtey de monceaux de brochures .u'i.stoerdtiques qui olmtruaient aa, boutique, mais «pie la police avait pris les devants, et que V amende honorable volontaire du sieur Gattey, affichée sur toutes les arcades, avait désarmé la populace. Le libraire en question, par une distinction jésuitique, déclarait que, s'il avait vendu comme marchand des lirochures aristocratiques, il élait loin dVn adopter les principes comme citoyen,
1720. — Lettre de M. de Gouvion, major prénéral de la garde nationale, à M. Bailly, signalant la fabrication clandestine de poudre dans une inaison, entre les nouvelles b.irrit'res de Reuilly et de Picpus, sous la direction d'un abbé, et réponse de M. Bailly, annonçant que M. Duport du Tertre doit se transporter, la nuit mAnie, dans l'atelier où se manipule cette poudre.
22 mai 1700.
Copie, U, A'., Mss., fonds fran-^ais 1 1697.
172L — Letlro de M. de Gouvion, major général de la garde nationale, à M. Bailly, au sujet des propos indécents tenus au café de Foy contre la nouvelle Constitution, et de TafOche placirdée à la suite de ces propos au pavillon du café.
22 mai 1790.
Copie, n. A'., Mss., fonds. rran(;'aiM 11697.
Le placard en question, affiché dans le café de Foy, sur la colonne du poêle, faisait « défenses, à qui que ce soit, de paraître dans le café sans cocarde patriotique et de se permettre aucun propos contre les décrets de l'Assemb ée nationale et les gardes citoyennes de Paris. » V. Je texte de cette afliche dans le Courrier de Paris, de Corsas, t. XII, n° XIX, p. 297.
La nature des propos tenus au café de Foy est révélée par le pamphlet suivant : « Les Mangeurs de peuple au diable, motion faite aux citoyens du Palais-ltoyal, le 22 mai, a neuf heures et demie du soir, dans les tentes du café de Foy, au sujet du décret de l'Assemblée nationale, qui porte que le droit Je décider de la paix ou de la guerre appartient à la Nation, par Batllio. »
1722. — Procès-verbal de l'emprisonnement des nommés Laville et Barruet, prévenus d'avoir tenu des propos séditieux pour ameuter le peuple, et information à ce sujet par le commissaire Picard-Desmarest.
Minutes (2 p.), ^4. A\, Y 15101.
i723. — Proclamation du maire et des officiers municipaux, relative aux exécutions sommaires accomplies par les vagabonds étrangers qui infestent la capitale.
26 mai 1790.
Cette proclamation, ainsi que le discoui*s de Bailly, qui sont reproduits dans le Journal de PariSy numéro du 29 mai 1790, dans le Moniteur universely n«> du 27 mai 1790, p. 597, et dans les Archives parlementaires y t. XV, p. 676, ne sont qu'indiqués en quelques lij^nes dans le procès- verbal de l'Assemblée, A. A'., C 39, n«>352.
V. dans les Révolutions de Pains, n» 46, p. 429, et dans le Courrier de Paris, t. XII, n° XXIII, p. 346, le récit de l'arrestation de trois quidams, qui avaient volé des couverts d'argent dans l'auherge de l'Aro-en-Ciel, boulevard de l'Hôpital, où ils avaient diné, et qui furent pendus au marché neuf Haint-Antoine, par le peuple indigné de leurs propos. L'un d'eux s'était écrié qu'ils étaient fort aises d'aller au Chûtetet, qu'ils en sortiraient au bout de deux jours et qu'on leur donnerait de l'argent.
1724. — Lettres du ministre de la maison du Hoi au maire de Paris et à M. de Lafayette, leur adressant quelques exemplaires de la proclamation du Roi pour le rétablissement de l'ordre, qui sera affichée sans retard dans les rues de Paris.
30 mai IV 90.
('opies, A. y y O' 501, fol. 367, 368.
Le texte de cette proclamation de Louis XVf, qui interdisait à tous ses sujets lo port de toutes cocardes autres que la cocarde nationale, se tmuve dans le Courrier de Paris, de Corsas, t. XII, n« XXVII, p. 418.
i72.'). — Plainte de Pelletier contre Gorsas, en raison de l'article dilfamaloirc contenu dans le numéro XXIV du Courrier de PariSy au sujet de la proclamation de la municipalité de Paris, relative à l'insurrection populaire de la Pentecôte.
l»»- juin 4790.
Minute avec le numéro incriminé (2 p.). A. .V., Y 11519.
Dans les réflexions qui accompagnent le texlo