CHAPITRE !«'. — JOURNÉES HISTORIQUES DE LA RÉVOLUTION
et fermentations occasionnées par l'enlèvement des poudres », de prendre les mesures qu'il jugerait convenables a afin de faire cesser les attroupements séditieux, qu'il ne faut pas confondre avec les assemblées de citoyens paisibles ». Bailly observe dans ses Méinoires, t. II, p. 231, que cet arrêté, en* date' du 7 août, était d'autant plus nécessaire que les attroupements continuèrent tout le jour, et que, le soir, eut lieu un grand rassemblement sur la pla^o do l'IIôtolde-VilIe.
87o. — Lettre et mémoire justificatif adressés à TAssemblée nationale, par le marquis de la Salle d'OIfemont, commandant la milice parisienne, les 14, 15 et 16 juiUet, poursuivi par la fureur populaire pour avoir signé Tordre de remplacer, à TArsenal, douze milliers de poudres avariées par douze milliers de bonnes poudres
d'Essonnes.
Minutes (3 p.), A.N., D XXIX* 1, n» 2.
V. dans le n« VII dos Révolutions de Paris^ p. 33, le texte de la lettre écrite, le 19 août, aux rédacteurs de ce journal, par le marquis de la Salle, où il rappelle les services par lui rendus lors de la prise de la Bastille et montre par quel déplorable malentendu, il avait été livré à la haine publique pour avoir donné l'ordre de faire arriver d'Essonnes de bonnes poudres, destinées à remplacer celles de traite qu'on y renvoyait pour être repassées au moulin, avec une addition de salpêtre, de façon à les meitre en état de faire le service de Paris.
876. — Acte du dépôt au greffe deTHÔtel de Ville par M. Joly, l'un des représentants de la Commune, d'un paquet cacheté, contenant les papiers trouvés dans la chambre du marquis de la Salle, à THiMel de Ville, et remis par un grenadier dos gardesfrançaises.
8 août 1789.
Extrait signé, A. N,, Z*h 352, fol. 70 r".
877. — Lettre anonyme remise par M. Griffon, député des communes de la Rochelle, faisant mention de mannes de matières incendiaires apportées dans Paris, principalement dans le quartier Saint- Merry.
8 août 1789.
Minute, A. N., D XXIX»» 1, n* 1.
D'après les Mémoires de Bailly^ t. II, p. 238, la découverte de chiffons imprégnés de soufre, jetés entre deux bornes, dans la rue Raint-
Bon, et apportés le 7 août au Comité de police, excita tout d'abord une vive inquiétude, mais l'analyse de ces substances soufrées, faite par ordre de la municipalité, démontra qu'il ne s'agissait nullement de matières incendiaires.
878. — Présentation à l'Assemblée nationale par deux délégués de la Commune, d'un arrêté concernant le marquis de la Salle, détenu à l'Abbaye pour faits relatifs à rémeule du 6 août 1789.
29 août 1789.
Minute, A. N., C 32, n» 271.
Cf. Afémoircs de Bailly, t. II, p. 309, et n<» IX des Révolutions de Paris, p. 24.
879. — Décret de l'Assemblée nationale déclarant qu'il n'y a aucun motif de prolonger la détention du marquis de la Salle, son innocence étant constatée par les pièces remises au Comité des rapports.
5 septembre 1789.
Copie, A, AT., A 186, fol. 136.
Ed. Collection générale des décrets rendus par VAssemblée nationale, t. I, p. 79.
880. — Arrêté de l'Assemblée des représentants de la Commune, rendant témoignage des services rendus par le marquis de la Salle dans l'exercice de ses fonctions et exprimant le regret qu'ils n'aient pas été
reconnus.
19 mars 1790.
Minute, A. N., CM 1, fol. 728.
Ed. Bailly et Duveyrier, Procès-verbal de l'Assemblée des électeurs de Paris, t. IIÏ, p. 42.
accordant une pension de 2,000 livres au marquis de la Salle, à raison de ses services et de ses malheurs dans les premiers instants de la Révolution.
30 septembre 1791.
Original, A. iV., A 93, n» 4034.
Ed. Procès-verbal de l'Assemblée nationale, t. LXXIII, no 782, p. 14.