‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 108 sur 280 · ACTE I, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IX

LYCANDRE.

Hélas!

LISETTE

Vous soupirez! Dans ma triste aventure Je ne sais quel espoir me soutient . me rassure :

Mais je n’ai rien perdu de ma vivacité.

LYCANDRE.

Votre espoir est fondé. Le moment souhaité Peut arriver bientôt. La fortune se lasse Dr vous persécuter ; mais , dites-moi , de grâce ,

À qui parliez- vous là , quand je suis survenu ?

LISETTE

Au fils de la maison. S’il vous étoit connu,

Vous l’estimeriez fort.

Il a donc votre estime ?

Vous rougissez l

LISETTE

Qui, moi? Me feriez- vous un criins De lui rendre justice ?

LYCANDRE. - Il est jeune, bien fuit,

Tticlie ; il vous voit souvent ?

LISETTE

Oui , souvent, en effet.

LYCANDRE.

Vous êtes jeune, aimable, et sans expérience;

Voilà bien des écueils !

LISETTE

Soyez en assurance.

Mon cœur e9* au-dessus de ma condition.

J’ai des principes sûrs contre l’occasion.

LE GLORIEUX

LYCASDllE.

V y compte. Mais enfin que vous dit ce jeune homme ?

Il se nomme Yalère.

Eh ! mon dieu ! qu’il se nomme Ou Y" al ère j ou Cle'on , que m’importe ? Il s'agit De m’informer à fond des choses qu’il vous dit.

LISETTE

Qu’il m’aime.

LYCAKDRE.

Est-ce là tout ?

LISETTE

Oui.

lïCANLllE.

C’est tout ?

LISETTE

Oui , vous dis-je.

LYC ANDRE

Vous me trompez.

Eh ! mais... Ce reproche m’afflige.

Eh bien donc, ce jeune homme, à ne rien de'guiser,

Si j’y veux consentir, m’offre de m’e'pouser En secret.

LYCASDRE.

En secret ? Il cherche à vous surprendre.

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