A II I S T E
Non; si je suis fâché, ce n’est que contre moi.
MÉLITE
La raison , s’il vous plaît ?
A R ISTE
D’avoir eu la foiblesse
De vous croire discrète , et femme de promesse : Car vous m’aviez promis très solennellement , Avant que nous prissions aucun engagement.
Que , tant que je voudrois quon en fit un mystère, Votre sœur en seroit seule dépositaire.
Jl est vrai.
AHISTE.
Toutefois, grâce à vos soins prudents,
Nous avons aujourd’hui nombre de confidents.
Accusez-en ma sœur, dont la langue indiscrète Ne peut tenir long-temps une affaire secrète.
Jamais , sur ce sujet, je ne vous ai trahi.
Je n’ai , jusqu’à présent , que trop bien obéi.
Vous en repentez-vous ?
Oui.
A RIS TE
Quelle en est la cause ?
M ÉLITE
A d’indignes soupçons voire secret m’expose.
Nous demeurons ensemble; et j’apprends tous les jours, Que cela fait tenir d’impertinents disepurs.
Je n’en murmure pas. De ma seule innocence Je me fais un rempart contre la médisance ;
Et, sacrifiant tout à momaffection ,
Je laisse déchirer ma réputation .
Mais , puisqu’à cat excès il faut que j’obéisse.
Je demande le prixATun si dur sacrifice.
Eh quoi ?
C’est que, du moins , le marquis du Lauret, Ou par vous , ou par moi , sache notre secret.