‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 14 sur 280 · ACTE I, SCÈNE YL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE YL

AIIISTE..

Le marquis ! Pouvez-vous me tenir ce langage ? C’est l’homme à qui je veux me cacher davantage. Quoiqu’il soit courtisan, et qu’il ne sache rien,

C’est un sage , caché sous un joyeux maintien ,

Et qui ne connoît pas de plus grande foiblesse Que de prendre une femme , et même une maîtresse Soutenant qu’il n’est point d’autre félicité,

Que. d’être, à tous égards, en pleine liberté.

Faut il vous dire plus? Cent fois , en sa présence, J’ai défendu sa thèse avec tant d’imprudence,

Que , s’il sait une fois que je suis marié ,

Par ses traits , en tous lieux , je serai décrié.

MÉLITE

Quoi donc I doit-on rougir des nœuds du mariage ?

AR ISTE

On doit rougir du moins de changer de langage,

De principes , d'humeur , ou soutenir l’affront D’être tympauisé: je n’en ai pas le front.

MÉLITE

Cependant il faut bien vaincre cette foiblesse,

Et tout dire au marquis.

An ISTE.

Et quei motif vous press*

De lui déclarer tout ?

MÉLITE

Un jour vous le saurez ;

Et ce sera pour lors que vous 1’approuverçz.

vn ISTE.

Sachons donc ce motif.

MÉLITE

11 est très raisonnable ,

Et : pour ne rien celer , il est indispensable.

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