‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 148 sur 280 · LE COMTE, PHILINTE · texte numérisé non relu

LE COMTE, PHILINTE

philinte, faisant plusieurs révérences.

Je ne viens vous troubler dans vos réflexions,

Que pour vous assurer de mes soumissions ,

Monsieur. Depuis long-temps je vous dois cet hommage , Et je ne le saurois différer davantage..

Très obligé , monsieur. D’où nous connoissons-nous ?

PHILINTE

Si je n’ai pas l’honneur d’être connu de vous ,

J'aurai bientôt celui de me faire connoître.

Mon nem n’impose pas; mais...

LE COMTE

Cela peut bien. être.

PHILINTE

Tel qu’il est, puisqu’il faut qu’il vous soit décliné...

( En faisant une profonde révérence. )

Jè m’appelle Philinte.

LE COMTE

Oh î j’ai donc deviné.

Je vous ai reconnu d’abord aux révérences.

philinte, d’un air très humble, le ne puis vous marquer par trop de déférences ‘ ç Combien je vous honore.

LE COMTE

Et vous avez raison.

Mais e quoi s’agit-il ? Parlez-moi sans façon.

PHILINTE

V alère est mon ami ; vous le savez , je pense :

LE GLORIEUX

LE COMTE

Que m’importe cela ?

PHTLI3TE.

. Tantôt en sa présence,

Si j’en crois son rapport, et j’en suis peu surpris, Vous m’avez honoré. . . . d’un assez grand mépris.

LE COMIE.

H vous exaltoit fort ; moi , j’ai dit ma pensée.

V otre délicatesse en est-elle blessée ?

philinte, faisant la révér'ence.

Ah ! monsieur, point du tout, je me connois ; je croi Qu’on peut avec raison dire du mal de moi.

Maison ajoute encore à l’égard d’Isabelle,

Que vous me défendez de revenir chez elle.

( le comte.

Voilà précisément ce cjue j’ai prétendu Qu’on vous dît.

Je croyois avoir mal entendu.

LE COMTE

Pourquoi ?

PHILI3TE.

Vous exigez un cruel sacrifice,

Et je doute bien fort que je vous obéisse.

le comte, cl'un air railleur .

Vous en doutez . monsieur ?

PHXLI>' TE.

Jamais jusqu'à ce jour Je ne me suis senti si pl in de mon amour.

LE COMTE

Je vous en guérirai.

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