ACTE II T, SCÈNE VU
Monsieur, j’en desespère j l’t j’en viens d’assuier Isnbelle et sa mère.
le comte, mettant son chapeau.
Et vous venez me faire un pareil compliment !
Avec confusion, mais très distinctement.
La nature envers moi moins mère que marâtre, M’a formé très rétif, et très opiniâtre;
Surtout lorsque quelqu’un veut m’imposer la loL
LE COMTE
L’opiniâtreté ne tient point contre moi,
Je vous en avertis.
PHItlSTE.
La mienne est bien mutine.
Plus on lui fait la guerre, et plus elle s’obstines Et jamais la hauteur ne pourra la donner.
LE COMTE
Vous êtes bien hardi de venir m’insulter î Ln petit gentilhomme ose avoir cette audace?
PHILINTE
Moi, monsieur? Je vous viens demander une grâce.
LECOMTE
Et c’est?
PHILINTE
De m’accorder le plaisir et l'honneur.... De me couper la gorge avec vous.
LE COMTE
La faveur
Est bien grande en effet. Vous êtes téme'raire ;
Vous vous méconuoissez : mais il faut vous complaire.
L honneur que voua avez d’être un de mes rivaux ,
Va vous faire monter au rang de mes égaux.
philinte, d’un air railleur mettant ses gants .
Je suis reconnoissant de cette grâce insigne ,
Et je vais vous prouver que mon cœur en est digne. :
LECOMTE
Trêve de compliment. Moi , je vais vous prouver Que l’on court un grand risque en osant me braver.
( Ils mettent l’épée a la main.)