‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 167 sur 280 · ACTE IV, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII

Et ne peut l’aborder qu’en faisant mille efforts,

Pour cacher ses besoins sous un brillant dehors . Depuis votre malheur, mon nom et mon courage Font toute ma richesse ; et ce seul avantage,

Réchauffe par l’éclat de quelques actions,

M’a tenu lieu de biens et de protections.

J'ai monté par degrés , et riche en apparence,

Je fuis une figure égale h ma naissance ;

Et sans ce faux relief, ni mon rang ni mon nom N 'auroient pu m’introduire auprès de Lisimon.

LYCANDRE.

On me l’a peint tout autre ; et j’ai peine à vous croire. Tout ce discours ne tend qu’à cacher votre gloire.

Mais pour moi qui ne suis ni superbe ni vain ,

Je prétends me montrer, et j’irai mon chemin.

(Il veut sortir .) le comte, le retenant.

Différez quelques jours ; la faveur n’est pas grande i (Il se jette aux pieds de Lycandre.)

Je me jette à vos pieds, et je vous la demande.

J’entends. La vanité me déclare à genoux Qu’un père infortuné n’est pas digne de vous.

Oui, oui, j’ai tout perdu par l’orgueil de ta mère,

Et tu n’as hérité que de son caractère.

LE COMTE

Eh ! compatissez donc à la noble fierté Dont mon cœur, il est vrai, n’a que trop hérité.

Du reste, soyez sûr que ma plus forte envie Seroit de vous servir aux dépens de ma vie.

Mais du moins ménagez un honneur délicat;

Pour mon intérêt même évitons un éclat.

25*8 LE GLORIEUX

LYCANDRE,

Yous me faites pitié I- je vois votre foibless.e*

Et veux, en m’y prêtant, vous prouver ma tendresse; Mais à condition que si votre hauteur Éclate devant moi, dès l’instant...

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