I.es gens de qualité suivent toujours la mode
Et tout homme de cour doit etre époux commode.
Voilà l’essentiel. Qu’importe qu’un mari Soit fat , s’il vous permet d’avoir un favori ?
Thcatre. Com. en rers. y. 3
CÉLIANTE.
Mais , au fond , tu dis vrai.
Gomment ! Je vou^étale Tout ce qu’on peut prêcher de plus fine morale. Rompez avec Damon : j’insiste sur ce point;
Nutant pas gentilhomme, il ne vous convient point;
CÉLIANTE.
Tu te trompes, Finette; et, malgré l’apparence,
Mon cœur me dit qu’il est d’une illustre naissance, Et que par des raisons que nous saurons un jour.... FINETTE.
Àli ! voilà justement de vos romans d’amour^
Peur moi , je le connois. Sa tendresse empressée N’est que le pur effet d’une âme intéressée.
Une tante, en mourant, vous a laissé des biens Dont il espère un jour rehausser ses moyens,
Ycilà ce qui le rend si soumis, si facile :
Mais osez l’épouser, il sera moins docile.
CÉLIANTE.
J’entre dans tes raisons, et je les applaudis ;
Je me suis dit cent fois tout ce que tu me dis.
Depuis plus de deux ans , avec un soin extrême , J’élude mon penchant , et le combats moi-même.
J’ai maltraité souvent un amant trop aimé i Contre lui mon orgueil s’est hautement armé.
Enfin, pour me guérir, je me suis exilée;
Tout cela vainement. Je suis ensorcelée.
Attends.
finette.
Quoi ?