ACTE I, SCENE VIII. a?g
il est mort.,. Grâce .au ciel ! tout son bien est à moi ,
En faire un noble usage est mon unique loi.
Ü haïssoit l’e'clat ; et la magnificence
Est mon plus grand plaisir. Il fuyoit la dépense;
Je la cherche, et me fais estimer et chérir.
Autant qu'il se faisoit mépriser et haïr.
LE BARON, (T part.
Oh ! la belle leçon pour la plupart dçs pères!
Ils se plaignent souvent les choses nécessaires;
Pour qui ? Pour des ingrats , pour des extravagante Qui défont en un an l’ouvrage de trente ans.
clé o N.
Mais vous, qui prétendez faire ici le capable.
Le marquis votre fils est il plus raisonnable ?
LE BARON
ïl en est bien puni!... Le voilà ruiné,
Et par son père même il est abandonné.
L’exemple est fait pour vous ; tâchez d’en faire usage.
clé ON, prenant du tabac .
Eh bien ! dans quarante ans je deviendrai plus sage.
le baron, se levant brusquement.
Dans quarante ans ?... Bon jour. . .. Yoici mon dernier point : Vous recherchez ma fille, et vous ne l'aurez point.
Clé on, en riant.
Dépend-elle de vous ? Songez-vous qu elle est ve.uve i Maîtresse de son sort ?
LE BARON
Ah ! vous ferez l’épreuve
Que j’en suis maître encor.. .. Je vous donne huit jours; Et si , dans ce temps-là, prenant un autre cours,
Vous ne chassez d’ici tout ce train qui vous pille,
Je quitte la maison, çt j’emmène ma fille.
Kl le m’obéira; n’en doutez nullement...
Adieu. .. J’ai parlé net; songez -y mûrement.