LE DISSIPATEUR
Ils vous vendent bien cher de basses flatteries,
Tandis qu’ils font de vous cent fades tailleries.
LE COMTE
pli ! qui sont ces flatteurs?
LE BARON
Qui ? Vous , tout le premier LE COMTE.
Je pardonne à votre âge; autrement...
le baron, ^interrompant.
Sans quartier,
Je dis la vérité... c’est ce qui vous étonne ;
Mais je suis homme encore h ne craindre personne.
LE COMTE, en souriant.
Avec des cheveux blancs on peut bien risquer tout.
CLÉ on, au baron.
Votre discours est long... Quand serez- vous au bout.? LE BARON.
M’y voici.
CLÉ ON
Je respire.
LE BARON
En faveur de Julie, Changerez-vous ou non votre genre de vie?
Songez qua votre perte il vous mène à grands pas,
CLÉ ou.
Non, monsieur le baron, je n’en changerai pas.
Je n’ai que trop souffert de l’indigne avarice D’un père qui faisoit son bonheur de ce vice. Entassant jour et nuit un bien prodigieux,
Il me laissoit languir dans un état honteux.
Je n’avois point d’argent , de valets, d’équipage; J "étais ccntioini ù fuir tous Içs gens de mou âge.