‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 209 sur 280 · TIRETTE · texte numérisé non relu

TIRETTE

Cet homme est tout près de sa perte.

JULIE

ïî y court tant qu il peut.

Ne le ménageons plus..., A propos, avez- vous touché vingt mille écus?

JULIE

Oui , le comte tantôt m’a remis celte somme.

Ab! tant mieux.... Vous voyez que c'est un galant homme? JULIE.

Ou plutôt un indigne !

îi le faut ignorer.

Donnez-lui, tout an moins.. quelque lieu d’espérer. JULIE.

Je l’ai moins maltraité; c’est ce que j’ai pu faire.

1} croit rocs acquérir.

LE DISSIPATEUR

aéS

JULIE

Il verra le contraire.

Mais je ne puis penser, sans un chagrin cuisant.... Que Cle'on , me croyant en un besoin pressant,

Loin de venir m’oiirir une ressource prompte ,

Pour s’y déterminer, ait consulté le comte;

FINETTE

Belle délicatesse ! Encor si vous l’aimiez,

Ce seroit h bon droit que vous vous plaindriez ;

Mais aimant son argent, bien plus que sa personne, Qu’importe que son cœur ou sa main vous le donne î? JULIE.

Que tu me cannois mal !

FINETTE

Je jurerois que no .

JULIE

Malgré tes faux soupçons, j’aime toujours Cléon.

C’est l'amour le plus vif....

finette, interrompant.

Oui, l’amour des pistolet On ne m’éblouit point par de belles paroles.

j ü lie, vivement.

Oh ! tu me fâcheras, si tu ne me crois point.

finette.

Eh bien! cela posé, traitons un autre point.

Je ne m’étonne point si céans l’argeDt roule,

Et si des emprunteurs il attire la foule....

julie, C interrompant ,

Comment ?

FINETTE

Êour mériter encor mieux notre amour, Clam vient, par ma foi , de jouer un beau tour !

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