‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 210 sur 280 · ACTE TI, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE TI, SCÈNE I

Il a vendu sous main une terre à Dorante ;

Terre qui vaut au moins dix mille e'cus de rente.

Ce marche' s’est conclu sans qu’on en ait su rien ;

Mais Pasquin m’a tout dit.... Vous souriez? Eh bien! Qu’en dites vous?

JULIE

Je dis que l’affaire est très bojnne,

FINETTE

Oui, pour les emprunteurs... Votre sang-froid m’étonnej

Je sais le fait.

FINETTE

Comment I et quand l’avez-vous su ?

JULIE

J’ai conduit le marché ; c’est moi qui l’ai conclu.

FINETTE

Qui? vous, autoriser la plus haute sottise?...#

' JULIE

Le reste va bien plus augmenter tà surprise»

FINETTE

Quoi ?

JULIE

Dorante n’a fait que me prêter son nom.

En achetant* sous main , la terre de Cle'on,

Cette terre est à moi, car je l’ai bien payée?

Mais Cléon n’en sait rien.

FINETTE

Je suis extasiée î

Qui vous avoit fourni tant de deniers comptants? julie, eu riant ;

C’est le vendeur.

Hiéârr*. Corn, en vers, y*

LE DISSIPATEUR

FINETTE

Cléon ?

JULIE

Oui, par ses dons fréquenté.

FINETTE

Le trait est tout nouveau.

JULIE

Ne m’en fais point la gucnv

FINETTE

Des deniers du vendeur vous achetez sa terre ?

JULIE

Pouvois-je mieux, Finette, employer ses effets?

Je te dirai bien plu9 : mais garde mes secrets ;

J’ai déjà retiré mon argent en partie.

J’en veux tirer encore ; et je 11e suis sortie Que pour donner l’alarme h mon prodigue amant- Il viendra me chercher.... Je vais feindre un moment Que je romps avec lui. Tu verras sa foiblesse :

Il va m’offrir.... Il vient.... Seconde mon adresse,

Et de l’argent compté pour l’acquisition ,

Nous sauverons encore une autre portion.

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