ACTE II, SCÈNE II. 3qî
On vous pille à mes yeux, et je serai tranquille ?
Non , non , j'ai fait sur vous un effort inutile ;
Il faut rompre.
c lé o w.
Il faut rompre ?
FISE T T E.
Oui , monsieur , à l'instant.
Madame parle juste, et j’en ferois autant.
clé os , a Jutye.
Est-ee donc là le prix d’une amour si parfaite ?
FUSETTE.
('A Julie.)
Chansons que tout cela!.... Vite faisons retraite. clé o N.
Finette est contre moi ?
FINETTE
Si je suis contre vous ?
Comme un tigre !
CLÉ ON
Eh ! pourquoi ?
FINETTE
Prend ra-t-elle un epoux Qui prodigue ses biens , qui les met au pillage ?
Ce seroit de quoi faire un fort joli ménagé J CLÉ on, h J u lie.
Souffrez....
fiNette, a Julie , en voulant l’emmener .
Point de quartier, c lé o N , îi J ulie , en l’ arrêtant*
Je vous promets qu’un jour..
finette, ^interrompant , en poussant Julie. Promettez , promettez j mais adieu , sans retour.
29* LE DISSIPATEUR
clé on, à Julie .
Voulez-vous que je meure ?
finette, entraînant Julie .
A vous permis.
clé ON, retenant Julie. r
Madame....
finette, a Julie qui s’arrête.
Fuyez. Il vous séduit
clé on, à Julie.
Un moment
finette, rt Julie, en voyant qu’elle regarde Cléon ■
Quelle femme !
jülie, à Cléon.
Voulez-vous mériter et mon cœur et ma foi ?
CLÉON
Si je le veux !
JULIE
Eli bien ! vivez seul avec moi.
Allons à votre terre.... Un séjour si tranquille Vous dédommagera des plaisirs de la ville,
Si le don de ma main , si mon fidèle amour....
finette, l’interrompant , à Cléon.
Votre terre est, dit-on, un si charmant séjour î C’est un château superbe, un parc d’une étendue Surprenante ! des eaux , et la plus belle vue !
Bref , c’est une merveille j outre les revenus ,
Qui vont , bon an , mal an , à dix bons mille écus. Oui, oui, si vous voulez que nous allions y vivre, îïous vous épouserons , et nous allons vous suivre.
julie , a Cléon.
Mais partons dès demain.