ACTE III, SCÈNE V. 3s
c LÉ o N , d’un air sérieux.
J’ai bien fait rabn profit De vos sages discours, de vos lettres prudentes.
pàsquin, a Géronte.
Oh î oui.
c l É o N , a Géronte.
Des jeunes gens les passions ardentes Les entraînent souvent dans des égarements ;
Mais, pour les bons esprits , il est de bons moment®...» Après beaucoup d’efforts , j’ai réforme' ma vie.
Vous imiter, vous plaire est toute mon envie*
J’ai pris le bon chemin, et j’y veux demeurer.
finette, a Géronte .
Vous voyez?
p ASQüin, à Géronte } qu'il voit pleurer de joie , Comme vous, cela me fait pleurer...., N’êtes-vous pas touché d’une telle réforme?
GÉRONTE
( A Cléon. )
Oui... Mais pendant la nuit la santé veut qu’on dorme. On s’échauffe à veillei*.
CLÉON
Oh ! je ne veille plus.
g Én onte.
On m’assure pourtant...
cléon, /' interrompant.
C’est un mensonge.
PASQUIN
Abfls,
De prétendre cacher la mauvaise habitude Que vous avez.
3»4 LE DISSIPATEUR
1 De quoi ?
PAS QU in, lui faisant des signes.
De donner h l’étude
Toutes les nuits, au lieu de les passer au lit.... Monsieur sait votre train , et nous avons tout dit.
CLÉ on, à Géronie.
Il faut vous l’avouer, jour et nuit j’étudie.
le ne m’étonne plus de votre maladie.
CLÉ o N , surpris.
Je jae suis point malade, et ne l’ai point été.
finette, lui faisant des signer. .
Quoi ! les veilles n’ont pas troublé votre santé?
Vous n’avez pas senti de certaines atteintes ?...
pasquin, a Cléotu
Eli ! que diable , monsieur , mettons bas toutes feijates: Oserez- vous nier que l’application ?...
CLÉ ON, embarrassé y a Gêronte.
H est vrai, j’ai senti.... quelque altération...
Par l’excès du travail , et n’osois vous le dire ,
De peur de vous fâcher; mais....
pasquin, /’ interrompant.
Moi , pour un eînpi ( A Géronte. )
, Je ne mentirois pas Avec tous ces efforts,
Mon maître se ruine et l’esprit et le corps.
géronte, en colère , a Çléon.
Je ne veux point cela.
CLÉON
Mon oncle, la science
A des attraits si vils i