ACTE III, SCÈNE XII
Je sais vous l’aimez ; mais ce dissipateur Pfe doit point de mes biens devenir possesseur. Pour vous en assurer la jouissance entière,
Je m’en vais vous nommer mon unique héritière. JULIE.
Qui? moi, monsieur?
GÉRONTE
Oui , vous. Je veux que , dès ce soir , Le sort de mon neveu soit en votre pouvoir.
Dès long-temps je connois votre prudence insigne \
Vous le rendrez heureux, s’il s’en rend moins indigne. Sinon, à son malheur vous l’abandonnerez,
Et du fruit de mes soins seule vous jouirez.
Vous êtes , après lui , ma plus proche parente :
De plus, vous êtes sage , économe , prudente ;
C’est un double motif pour vous laisser mon bien.
Songez....
gÉronte, l’interrompant.
Vous aurez tout, et l’ingrat n’aura rien*...
( Au baron. )
Allons, mon cher baron, terminer cette affaire.
Du dessein que j’ai pris rien ne peut me distraire.
J’assure à la vertu sa rétribution,
Et me venge en faisant une bonne action.
( Ils sortent tous les trois . )