ACTE IV, SCÈNE II
De beaux sermons.'... Je suis en train de me defendre ,$t de leur dire , à tous , leur fait , en quatre mots.
géhohte, d’un ton doux.
Approchez, mon neveu.
CLE on, d’un ton fier .
Point d’ennuyeux propos*
J ai du sens, de l’esprit, et je sais me conduire. géronte.
Sans doute.
CLÉ ON
A me gêner rien ne peut me réduire.
J’aime ma liberté plus que mon intérêt;
Et mon unique loi, c’est tout ce qui me plaît.
LE BARON
Ah ! c’est parler cela !
Julie, a C/éon.
+ Qni songe à vous contraindre?
Qui? vous trois; et j’étois assez sot pour vous craindre. Sous le poids de mes fers mon cœur a trop gémi;
Mais contre ma foiblesse on m’a bien affermi.
Vertubleu! mon neveu, comme vous êtes brave ! c L É o N.
3ui, je lève le masque et cesse d’être esclave.,
le baron, à Gé route.
1 prend le mors aux dents.
Clé on.
Vous aurez beau pester, e veux voir mes amis, jour et nuit les traiter, □venter cent moyens d’augmenter ma dépense, t me rendre fameux per me magnificence.
LE DISSIPATEUR
Rien ne me coûtera pour me mettre en crédit,
Dussent tous les censeurs en crever de dé^iit !...
(A Géronte et au baron.)
V ous m’entendez, messieurs?
GÉRONTE
Ali ! fort bien.
LE BARON
Il s’explique
En termes éloquents, et...
CLÉ o N, l’interrompant.
Plus de politique,
C’est un art dont jamais je ne me piquerai...
( A Géronte )
3 ’en ai fait avec vous un malheureux essai ;
Pour y bien réussir, j’ai le cœur trop sincère... (Regardant J utie.)
Il faut être né faux pour aimer le mystère,
Pour aller à ses fins sous un masque trompeur..
La finesse est toujours l’effet d’un mauvais coeur...
V ous m’entendez, madame?
julie, en souriant.
Oui, j’entends à merveille géronte, a Cléon.
Je vois bien, mon neveu, que le vin vous éveille. CLÉON.
Je serois un grand fou de me régler sur vous.
GÉRONTE
J’en demeure d’accord.
CLÉON
Car, mon oncle, entre nous.
Est-il quelque défaut plus bas que l’avarice?
!l suffit de paroître entiché de ce vice