CIDALISE, CLF.ON, JULIE
CIDALISE, à Ciéoiiy Ois vous attend, Cléon; que (faites-vous ici?
Un raccommodement?
JULIE
Non..,, puisque vous voici,
Je dois me retirer et vous céder la place.
CIDALISE
On ne pèut mieux agir, ni de meilleure grâce.
JULIE
Vous voyez.? je suis bonne.
Eh! pas trop... Entre nous, Est-ce ma faute à moi si je plais mieux que «ous?
JULIE
Ah ! mon dieu ! point du tout ; je sais que c’est la mienne. Je n’ai qu’un cœur fidèle, et nen qui le soutienne.
Pour vous dont les attraits ont un si grand éclat.
Vous n’avez pas besoin d’un cœur si délicat.
CIDALISE
Si I on nous veut ici comparer l’une à l'autre,
Sans nulle vanité, mon cœur vaut bien vôtre.
Il ne balance pas , il suit ce qui lui plaît ;
Mais il aime, du moins, sans aucun intérêt.
cléon, a toutes deux , en se mettant enlr elles . Eh! mesdames, cessez...
julie, l’interrompant y a Cidalise.
Je ne suis point blessée (Jüe vous me soupçonniez d’une âicws intéressée.
3a4 UE DISSIPATEUR.
.Mes jetions un jour sauront ouvrir les yeux A qui me connoît mal, et vous connoîtra mieux,
CIDALISE
Plus on me connoîtra, plus j’aurai l’avantage De l’emporter sur vous, qui vous croyez si sage...
Si les dons de Ciéon...
clé on, l’ interrompant.
Madame, croyez-moi,
Ne poussez pas plus loin ce discours.
cidAlise, montrant J raie.
Mais je croi
Que je puis lui répondre?
CLEON
Oui; mais je vous supplie De marquer moins d’aigreur, et d’épargner Julie. CIDALISE.
Comment ! vous exigez ?...
Clé on, /’ interrompant .
Moi? je n’exige rien...
Je voudrois seulement rompre cet entretien.
CIDALISE
Je puis, comme elle, ici dire cc que je pense.
JULIE
Oui, vous y pouvez tout, grâce à son inconstance ; Votre triomphe est beau : chacun vous l’enviera ;
Mais vous n’en jouirez qu autant qu’il me plaira. (Elle rentre dans l’intérieur de i appartement.)