ACTE y, SCÈNE V
Eh quoi ! d’un malheureux vous fuyez ia présence ( Barbare ! ingrate !... Eh bien ! me voilà ruiné.
De votre propre main je suis assassiné.
Vous triomphez.
JULIE
Le sort....
c l É o N , l’interrompant .
Vous triomphez» ingrate!
Oui , malgré vous, je sens que ma fureur vous flatte.
Ce qui me désespère, est un charme pour vous.
J’écoute mon respect : il retient mon courroux ,
Mais je veux une fois vous dire ma pensée.
Vous n’avez jamais eu qu’une âme intéressée.
Vous n’aimiez point Cléon; vous adoriez son bien.
Son malheur vous l’assure, et Cléon n’est plus rien.
Je vais à mes amis demander un asile,
En vous laissant chez moi triomphante et tranquille. Tandis que mes malheurs combleront vos souhaits,
Je ferai mon bonheur de ne vous voir jamais.
Dans mon désastre affreux c’est ce qui me console;
Et j’espère...
(Julie fait a Cléon une profonde révérence 4 et sort,)