‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 271 sur 280 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

le marquis, cléon, cidalise.

LE M AB QUI S, (1 ClêOn.

Bon soir, Cléon. J’accours pour te féliciter.

Ton oncle vient, dit-on, de te déshériter.

L’oncle , le jeu , l’amour , la table , les largesses Te sauvent pour jamais l’embarras des richesses. Comme un sage de ^Grèce, en méprisant le bien,

Te voilà vraiment libre et vis à vis de rien.

Parbleu I j’en suis ravi... Même sort nous rassemble , Mon cher, et nous allons philosopher ensemble.

CLÉON, d'un ton de colère.

Tiens-tu pour m’insulter?

LE MABQlîlS.

Non , Cléon , sur ma foi 1 Un revers t’a rendu tout aussi gueux que moi :

Mais ne t’afflige point, mon ami, je t’en prie,

Et je vais t’enseigner à vivre d’industrie...

Tu nous prôtois? ton , tour est venu d’emprun’er Pour y bien réussir, tu n as qu’à m’imiter.

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