ACTE II, SCÈNE YI
Ce traître de neveu, qui m’aime et me chérit, Par son maudit caquet me fait tourner l’esprit.
AEISTE.
Mars..,.
GÉEONTE.
Dis encore un mot, et je te déshérite.
AEISTE.
Je m’en vais , puisqu’enfin mon discours vous irrite. G É R O N T E.
Non : il faut m’éclaircir , et m’apprendre à l’instant Qui sont ces belles.
ÀRlSTE.
Soit; je vous rendrai content.
Elles sont soeurs.
G É E OHTE.
Ensuite ?
ARISTE, ayant un peu rêvé.
Elles sont de Bretagne. GÉEONTE.
Fort bien.
ARISTE
Elles partoient pour aller en campagne ; Et fort innocemment.... je leur disois adieu,
Quand vous êtes venu nous surprendre en ce lieu. Vcilà tout.
Hom ! je viens pour affaire importante , lit qui sera pour vous assez réjouissante.
ARISTE
Le fait, en quatre mots ; j’ose vous en prier,
Mon oncle.
GÉHOSTL
Mon neveu , je viens vous marier.
AniSTE.
Me marier?
Sans doute. Est-ce vous faire injure?
ARISTE
Non pas , mais....
Qui plus est, j’amène la future.
Et qui ?
GÉBOSTL
Ma belle-fille. .
Ariste, a part .
Ab î me voilà perdu.
Quoi ! vous êtes fâche', si j’ai bien entendu?
ARISTE
Point
GE RO N TE
** Ee parti n’est pas de ceux que l’on méprise.
i ' ARISTE.
fl est vrai. Mais, mon oncle, excusez la surprise..., GÉRONTE.
J’arrive de ma terre. Entrons un peu chez vous : Nous parlerons à fond , quand j’aurai bu deux coup#,