‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 30 sur 280 · ARISTE, GÉRONTE · texte numérisé non relu

ARISTE, GÉRONTE

GÉRONTE

Appuyez, mon neveu, vous faites des merveilles.

A R i st e , demeurant immobile , sans regarder Géronte.

Ah bon dieu î Quelle voix a frappé mes oreilles î C est mon oncle lui-même : autre surcroît de maux* géronte!

Je suis fâché, vraiment, de troubler vos travaux.

Vous philosophez bien. Qui sont ces créatures ?

ARISTE

Mon oncle , s’il vous plaît , supprimez les injures.

Ce sont...

Quoi?

Ariste, a part •

Je ne sais que lui dire,

GÉRONTE

Achevez donc.

Morbleu I

ARISTE

Et vous , modérez votre feu :

Je vous l’ai dit cent fois, votre bile s’échauffe...

GÉRONTE

Vous êtes un fripon, monsieur te philosophe^

Vous voulez éluder un éclaircissement :

Mais il faut me répondre , et positivement.

ARISTE

Oui , je vous répondrai , la chose m’est facile :

Mais je voudrois vous voir d’une humeur plus tranquille.

ehoNTE. !

Ventrebleu î

A R I STE

Doucement , ou je ne dirai mot.

Il faut...

GERONTE.

Pre'tendez-vous me traiter comme un sot ? A BIS-TE.

Non. Vous avez, mon oncle, un esprit vif et juste ; Vous jouissez encor d’une santé robuste;

Vous avez de gros biens.

gér o K te.

Ab!

ARISTE

Vous êtes d’un sang

Qui peut vous égaler aux gens du plus haut rang. GERONÉE.

Répondez-moi.

A R I S T ïÿ.

De plus , vous avez l’avantage De n’avoir point d’enlauts , de goûter le veuvage GÉKOST E.

Au fait.

ARISTE

Et de jouir de cette liberté Qui des gens de bon sens fait la félicité.

GÉRONTE

bourreau !

Votre neveu vous respecte et vous aime Cependant, au milieu de ce bonheur extrême...

Page 1