‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 34 sur 280 · ARISTE, LE MARQUIS · texte numérisé non relu

ARISTE, LE MARQUIS

À RI STE

Marquis, vous m’excusez, je croi, Si mon oncle indiscret....

LE MARQUIS

Vous moquez-vous de moi?

Je n’ai que trop senti votre embarras extrême : j’entrois dans votre peine aussi bien. que vous-même.

ARISTE

Me venir relancer jusqu’en mon cabinet !

Crier î nous interrompre ! et vous brusquer tout net ! je ne puis y penser sans en mourir de honte.

LE M \ RQUIS.

Avez-vous conclu ?

ARISTE

Hon ; nous sommes loin de compte.

Avec sa belle-fille il prétend me lier.

Vous n êtes pas si sot que de vous marier.

Que la philsophie est un grand avantage !

Personne, mieux que vous, n’en a su faire usage. ARISTE, à part.

Il me raille ; auroit-il découvert mon secret ?

(Au marquis.)

Il est vrai que souvent , d’un ton fort indiscret ,

Sur les pauvres maris j’ai lancé la satire.

LE MARQUIS

Comment ! En leur faveur voulez-vous vous dédire ?

AR ISTE

Oui ; leur état commence à me faire pitié.

LE MARQUIS

Ah ! mon pauvre garçon , seriez- vous marié ?

Il court de certains bruits.... Mais je ne puis les croire^ Et j’ai querellé ceux qui forgeoient cette histoire. ARISTE.

Et vous avez bien fait ; je vous suis obligé .«

LE MARQUIS

Je ne saurois souffrir de vous voir outragé.

ARISTE

Outragé , dites-vous ? Quelle est votre pensée?

Ma réputation seroit-elle blessée ,

Si je....

LE MA RQUIS.

Votre sagesse a fait un tel éclat.

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