‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 51 sur 280 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ARISTE, MÉLITE, CÉLIANTE, DAJIOH.

Ariste, a M élite.

$ON, ne me faites point une telle demande.

Ayez le procédé que je vous recommande : Remettez-vous , de grâce , et retenez vos pleurs.

MÉLITE

Quoi ! prête d’essuyer le plus grand des malheurs , Vous voulez que je sois, et muette, et tranquille? ARISTE.

Ah ! je vais devenir la fable de la ville, damon.

De quoi s’agit-il donc ?

MELITE

Son oncle est arriva,

y* XK PHILOSOPHE MARIÉ.

CELI ANTE

Veye» te grand malheur ! Quant à moi, j’ai trouvé î.-e moyen le plus prompt pour vous tirer d’affaire; fit tel a tout dun coup.

AR I STE

Voyons. Que faut-il faira?

céli ante.

Lui dire, sans tenir d’inutiles propos,

Qu’il s’aille promener, et vous laisse en reposi A r i s T e.

J’atsendoia ce conseil d’une aussi bonne têteaï élite.

(Lis vous fie savez pas le tourment qu’il m’apprêt», a sœur ?

CE LIANTE

£t quel tourment ?

M ÉLITE

Il veut te marier.

céliAnte, riant.

Tout de bon ? Ce trait-là me paroît singulier.

il É L I T E.

Et de plus....

CÉLIANTE.

écoutons ; cette histoire est dh ijea.

ME LITE

H est allé chercher reîle qu’il lui destine,

Un enfant de treize ans, belle comme te jour.

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