ACTE III, SCÈîîE VIIL
DÀMON.
Et moi , je crois qu’au fond vous en seriez ravie. Malgré tous vos écarts , vous m’aimez constamment 5 Et le ciel m’a formé pour être votre amant.
Il falloit être moi , pour avoir le courage f
De domter votre cœur par un constant hommage; Pour se donner le temps d’être persuade Qu’il n’a jamais de part à votre procédé ;
Qu’il est bon, généreux, sans fiel, sans artifice,
"”Et même très fidèle , en dépit du caprice.
céliante.
Je ne sais où j’en Suis. Son air et ses discours...,
( Damon lui baise la main. )
Ah î traître, malgré moi, tu triomphes toujours.