‹ Répertoire général du théâtre françaisChapitre 79 sur 280 · SCÈNE Y · texte numérisé non relu

SCÈNE Y

DAMON

DAM ON

Ce que je viens d’entendre.

A ni s T E.

Et mon père ?

Il s’efforce en vain à vous défendre.

io8 LE PHILOSOPHE MARIÉ.

XTne telle menace alarme votre père,

Qui ne sait de quel Liais ajuster cette affaire.

Ils sont partis ensemble , et vont , je crois , tous deux Consulter sur ce point un avocat fameux.

M É LITE

Et dans un tel péril Ariste m’abandonne ?

ABISTE.

IN on. L’éclat que j’ai craint n’a plus rien qui m’étonne. Votre péril me rend la noble fermeté Qui des cœurs vertueux fait la félicité.

Je vais', d’un front serein, faire tête à l orage.

Que le public surpris fronde mon mariage,

Que mon oncle irrité me prive de son bien ;

Un veut nous séparer, je ne ménage rien.

Je vais trouver mon oncle ^ et moi-même lui dire Qu’à m 'arracher à vous c’est en vain qu’il aspire;

Et je lin ferai voir, en bravant son courroux,

Que rien n’est à mon cœur si précieux que vous.

Je reconnois Ariste , et n’ai plus t ien à craindre.

Riais au premier abord tachez de vous contraindre,

Et sou lirez tout le feu du premier mouvement.

A. Il I S T E.

C’est mon dessein. Allez à votre appartement,

Et ne paroissez plus qu’on ne vous avertisse.

M ÉLITE

O ciel l protège- nous, j’implore ta justice.

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