‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 10 sur 269 · FELIX, ALBIN, PAULINE, STRATONÏCE · texte numérisé non relu

FELIX, ALBIN, PAULINE, STRATONÏCE

fit ix.

. . Ma fille , que ton songe

En d’étranges frayeurs ainsi que toi me plonge] Que j’en crains les effets, qui semblent s’approcher !

' -V PAULINE. * £- v

Quelle subite alarme ainsi vous peut toucher?

’ -■ . FÉLIX

Sévère n’est point mort.

- PAULINE. . -

Quel mal nous fait sa vie ?

• '•p . ' ^ FÉLIX.

Il est le favori de l’empereur Décie.

* ■ ' PAULINÉ.

Après l’avoir sauvé des mains des ennemis,

L’espoir d’un si haut rang lui devenoit permis;

m ACTE I,. SCENE I V. 2J

Le deslin, aux grands cœurs si souvent mal propice, • Se résout quelquefois à leur fàirequstice. - * FÉLIX. * 1 '*

Il v ient ici lui-même. • *

P A tJL I NE.

- Il vient! i

• FÉLIX

Tu le vas voir.

^ PAULÎWE.

, C’en œt trop ; mais comment le pouvez->vous savoir?

FÉLIX-

Albin l’a rencontré dans la proche campagne :

Un gros de courtisans en foule l’accompagne, Etmontçq^ssez quel est son rau^ftet son crédit.

Albin, redis-lui ce que ses gens t’ont dit.

ALBIN

*V ous savez quelle fut cette grqnde journée Que sa perte pour nous rendit si fortûnée,

O ii l’empereur captif par sa main dégagé Rassura son parti déjà découragé ,

-Tandis que sa vertu succomba sous le nombre;

Vous savez les honneurs qù’ou fit faire à son ombre$ . Après qu’entre les morts on ne le put trouver :

Le roi de Perse aussi l’avoit fait enlever.

Téungj^ de ses hauts faits etde son grand courage; - Ce monarque en voulut connoitre le visage :

On le mit dans sa tente, où, tout percé de coups, Tout mort qu’il paroissoit, il fit mille jaloux;

Là bientôt il montra quelque signe de vie :

Ce prince généreux én eutTamc ravie ;

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