FELIX, ALBIN, PAULINE, STRATONÏCE
fit ix.
. . Ma fille , que ton songe
En d’étranges frayeurs ainsi que toi me plonge] Que j’en crains les effets, qui semblent s’approcher !
' -V PAULINE. * £- v
Quelle subite alarme ainsi vous peut toucher?
’ -■ . FÉLIX
Sévère n’est point mort.
- PAULINE. . -
Quel mal nous fait sa vie ?
• '•p . ' ^ FÉLIX.
Il est le favori de l’empereur Décie.
* ■ ' PAULINÉ.
Après l’avoir sauvé des mains des ennemis,
L’espoir d’un si haut rang lui devenoit permis;
m ACTE I,. SCENE I V. 2J
Le deslin, aux grands cœurs si souvent mal propice, • Se résout quelquefois à leur fàirequstice. - * FÉLIX. * 1 '*
Il v ient ici lui-même. • *
P A tJL I NE.
- Il vient! i
• FÉLIX
Tu le vas voir.
^ PAULÎWE.
, C’en œt trop ; mais comment le pouvez->vous savoir?
FÉLIX-
Albin l’a rencontré dans la proche campagne :
Un gros de courtisans en foule l’accompagne, Etmontçq^ssez quel est son rau^ftet son crédit.
Albin, redis-lui ce que ses gens t’ont dit.
ALBIN
*V ous savez quelle fut cette grqnde journée Que sa perte pour nous rendit si fortûnée,
O ii l’empereur captif par sa main dégagé Rassura son parti déjà découragé ,
-Tandis que sa vertu succomba sous le nombre;
Vous savez les honneurs qù’ou fit faire à son ombre$ . Après qu’entre les morts on ne le put trouver :
Le roi de Perse aussi l’avoit fait enlever.
Téungj^ de ses hauts faits etde son grand courage; - Ce monarque en voulut connoitre le visage :
On le mit dans sa tente, où, tout percé de coups, Tout mort qu’il paroissoit, il fit mille jaloux;
Là bientôt il montra quelque signe de vie :
Ce prince généreux én eutTamc ravie ;