‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 9 sur 269 · acte j, scEi^f. ni · texte numérisé non relu

acte j, scEi^f. ni

Ingrate , m’a-t-il dit; et, ce jour-expiré ,

. Pleure à loisir l’époux que \u m’as préféré. g A ces mots j’ai frémi, mon ame s’est troublée. Ensuite, des chrétiens nue impie assemblée, Poumvancer l’effet de ce discours l'ataf,

A jeté Polyeucte aux pi^ds dé son rival.

Soudain à son secours j’ai réclamé mon père.

Ilélas ! c’est de tout point ce qui me désespère !

J’ai vu mon père même , un poignard à la main , Entrer le bras levé pour lui percer le sein.

Là , ma douleur trop forte a brouillé ces images ;

Le sang de PolyeucJ.e a satisfait leur rage :

Je ne sais ni comment hi quand ils l’oift tué,

M^is je sais qu’à sa mort tous ont contribué.

Yoilà quel est mon sprige.

STRitoMCE.

; ' * ... * Il est vrai qu’il est triste ;

Mais il faut que votre ame à ces frayeurs résiste :

La. vision, de soi , peut faire quelque horreur,

Mais non pas*> Qus donner une juste terreur.

Pouvez-vous craindre un mort? pouvez-vous craindre un père

Qyi chérit votre époux, que votre époux révère,

Et dont le juste choix vous a doiméc à lui

Pour s’en faire en ccs lieux un ferme et sur appui?

PAUL'lXE.

Il m’en a dit autant, et rit de mes alarmes ?

Mais je crains des chrétiens les complots et les charmes, Et que sur mon époux leiytroupt;an ramassé No venge tant de sang que mon père a versé;

26 *•- roL YÉ ÜCTI.

* STRATONICE

Leur^ecte est insensé# , impie et sacrilège ,

Et dans son sacrifice Use de sortilège :

Mais sa fureur ne va qu’à briser nos autels;

Elle n’en veut qu’aux dieux, etnon pas aux m<#rtels. Quelque sévérité que sur eux on déploie ,

Ils souffrent sans murmure, et meurent avec joie ï Et, depuis qu’on les traite en criminels d’Etat,

On ne peut les charger d’aucun assassinat.

„ . ' PAULINE. '

Tais-toi, mon père vient.

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