acte j, scEi^f. ni
Ingrate , m’a-t-il dit; et, ce jour-expiré ,
. Pleure à loisir l’époux que \u m’as préféré. g A ces mots j’ai frémi, mon ame s’est troublée. Ensuite, des chrétiens nue impie assemblée, Poumvancer l’effet de ce discours l'ataf,
A jeté Polyeucte aux pi^ds dé son rival.
Soudain à son secours j’ai réclamé mon père.
Ilélas ! c’est de tout point ce qui me désespère !
J’ai vu mon père même , un poignard à la main , Entrer le bras levé pour lui percer le sein.
Là , ma douleur trop forte a brouillé ces images ;
Le sang de PolyeucJ.e a satisfait leur rage :
Je ne sais ni comment hi quand ils l’oift tué,
M^is je sais qu’à sa mort tous ont contribué.
Yoilà quel est mon sprige.
STRitoMCE.
; ' * ... * Il est vrai qu’il est triste ;
Mais il faut que votre ame à ces frayeurs résiste :
La. vision, de soi , peut faire quelque horreur,
Mais non pas*> Qus donner une juste terreur.
Pouvez-vous craindre un mort? pouvez-vous craindre un père
Qyi chérit votre époux, que votre époux révère,
Et dont le juste choix vous a doiméc à lui
Pour s’en faire en ccs lieux un ferme et sur appui?
PAUL'lXE.
Il m’en a dit autant, et rit de mes alarmes ?
Mais je crains des chrétiens les complots et les charmes, Et que sur mon époux leiytroupt;an ramassé No venge tant de sang que mon père a versé;
26 *•- roL YÉ ÜCTI.
* STRATONICE
Leur^ecte est insensé# , impie et sacrilège ,
Et dans son sacrifice Use de sortilège :
Mais sa fureur ne va qu’à briser nos autels;
Elle n’en veut qu’aux dieux, etnon pas aux m<#rtels. Quelque sévérité que sur eux on déploie ,
Ils souffrent sans murmure, et meurent avec joie ï Et, depuis qu’on les traite en criminels d’Etat,
On ne peut les charger d’aucun assassinat.
„ . ' PAULINE. '
Tais-toi, mon père vient.