‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 100 sur 269 · C L A R 1 CE · texte numérisé non relu

C L A R 1 CE

ïltj! vous lu donneriez en un jour à deu^ille.

dorante. -, •• .

Certes, vous l’allez mettre en crédit parla ville , / iViais.cn crédit si grand que J. eu crains les jaloux. • * CL AR1CE.

C'est tout ce que mérite un homme te} que vous , , Un homme qui sedUuu grand foudre de guerre, Et n’en a n u qu’à coups A’écritoire ou de verre, ffhi vint hier de laitiers , cl conte , a son retour,

O uc depuit'one anpée il fait ici &a cour }

Qui donne, toute nuit, festin, musique, et danse, pieu qu’il l’ait dation lit passée en tout silence, Qui se dit marié /puis soudain s en dedit.

iX ACTE III, SÇERE V. J 157

Sa méthode est jolie à se mettre en crédit !

\ ous-méiue ajjprenez-moi comme il faut quon le nomme.

cl tT on , b as , à Dorante .

Si y^ms vous en tirez, je vous tiens habile homme.

. ^ , dorante, bas , U Cliton .

IVe t’épouvante point, tout vient en sa saisou :

{A Claricc.)

De ces inventions chacune a sa raison;

Sur toutes quelque jour je vous rendrai contente : Mais à présent je fîasseji la plus importante.

•«*,1 ai donc feint çpt ltyiben (pourquoi désavouer Ce qui vous forcera vous-nuune à me louer?)

Je 1 ai feint; et ma feinte ;r voS mépris m’expose. Mais si de ces détours vous seule étiez la cause?

- . CLARICE

Moi? - . - ; .

• % 'I' DORANTE

Vous. Écoutez-moi. Ne pouvant consentir . ~ cliton, bas , a Dorante.

De grâce, dites-moi si vous allçz mentir.

*• dora n vu, bas, à Cliton.

Ah! je t’ arracherai cette laugiie importune.

{A Clarine .) ■ ;

Donc, comme à vous servir j’attache ma fortune , L’araoûl - que j’ai pour vous ne pouvant conseutir Qu’un père à d’uutres lois, voulût m’assujettir...

c l a Rit e , bas , U Lucrèce. *■ *

Il fait pièce nouviMe)iÇ:outoiisi'\‘* ..

, ' d ça ante. .

.* J \ . Cette adresse

A conservé moi\ aine à la bqîle Lucrèce ) •

jiB L lit MENTEUR.

Et , par ce minage au besoin inventé.

J’ai su rompre celui qu’on m’avoit apprêté. - Blâmez-moi de tomber en des fautes si lourdes. Appelez-moi grand fourbe, et grand donneur déboutées; Maislouez-moidu moins d’aimer si puissammêhl,

Et joignez à ces noms celui de votre amant.

Jje fais'par cet hymen banqueroute.à tous autres; J’évite tous leurs fers pour mourir dans les vtiLr.es ;

Et, libre pour entrer en des liens si doux ,

Je me fais marié pour toute autre que vous.

. * .clariCe. ‘ - .

Votre flamme-en naissant a trop de violence, *

Et medaissc toujours en juste défiance.

Le moyen que mes yeux eussent de tels appas .

Pour qui rnV si peu vue et ne me connoîtpas ?

1 DORANTE. • w \

lé ne vous connois pas! Vous n’avez plus de mère; ^ Périandre est le nom de monsieur votre père;

Il est homme de robe, adroit et retenu ;

Dix mille écus de rente en font le revenu :

Vous perdîtes un frère aux guerres d’Italie;' •

Vous aviez une sœur qui s'appeloit Jubé.

Vous connois-je à présent?- dites encor que non.

c l a r i ce , bas , ii Lucrèce . ‘

Cousine; il te connoit , et t,’eu veut tout çle hpu.

Lucrèce, en elle-même. V'.

Plût à Dieu! ;

c l a' r r c e , hasfèi Lucrèce*

V Découvrons le fond de l’artifice.

{A Dorante.) •

J’avois voulu tantôt vous parlcr.de Clarice ,

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