‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 129 sur 269 · S TE ER · texte numérisé non relu

S TE ER

G ER onte.

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De quci front cependant faut-il que je confesse Que ton effronterie a surpris ma vieillesse j Qu’un homme de mon âge^a cru légèrement Ce qu’un homme du tien débite impudeuîment?

Tu me fais dofte servir de fable et de risée,

Passer pouf-esprit foible , ou potir cervelle usée î Mais , dis-moi ,. te porlois-je à la gorge un poignard? Voyois-tu violence ou courroux de .ma part ?

Si quelque aversiôn t’éloignoit de Çlarice,

Quel besoin avois-tu d’un si lâche artifice?

Et pouvois-tu douter que mon consentement Ne dût tout accorder à tou contentement.

Puisque mon indulgence, au dernier point venue, Àpprouvoit à tes jreux l’hymen d’une inconnûe?

Ce grand excès d’amour que je t’ai témoigna N’a point touché ton çœur, ou ne l’a point gagné! Ingrat , tu m’as payé d’une impudente feinte,

Et tu n’as eu pour moi respect, amour ni crainte ! • Va, je le désavoue. ' ,

J. DORANTE

Eh! nion père, écoutez- >

GÉRONTE

Quoi? des contes en l’air et su r l’heure inventés.

DORANTE

Non , la vérité pure. «

GÉRONTE

- - - » Eu est-il dans ta bouche?

cl i ton, bas , à Dorante.

Voici pqur votre adresse une assez rude touche.

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