‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 130 sur 269 · TE. V, SCENE III · texte numérisé non relu

TE. V, SCENE III

DOUANTE. .

Epris d’unë beauté qu’à peiue j’ai pu voir Qu’elle à pris sur mon ame tin absolu pouvoir, . De Lucrèce ,‘en un moE„. vous la,p.opvcz connoilre.

GÉEOSTE.

Dis vrai : jela connoSj et ceux; qui l’ont fak naître ; Son père est mon amil /' ' ' *

DOUANTE. ‘ v

„ -J^Mon cœur en un moment ECant de ses regarda^Jiat-mé si puissamment, "R Le choix que vos bontés avoient fait de Clarice, Sitôt que je le sus me parut un supplice : ~

M.ais comme j’ignorois si Lucrèce et son soçt T , J Pou voient avec le vôtrç avoir- quelque rapport,

Je n’osai pas encol; vojjfe découvrir la^flamme ‘ *Que venoient sel beautés d’allumer dans mon ame; Et j’ avois ignoré , Monsieur, j usqu’à ce jour,

Que l’adresse d’esprit fût un crime en amour. - Mais^si je vous osois demander quelque grâce,

A présent que je sais et son bien et sa racé, '

Je vous conjurerais', par les nœuds les plus doux Dont l’amour et le sang puissent m’unir à Vous,

De seconder mes vœux auprès de cette belle; Obtenez-la d'un père, etqe retiendrai d’elle.

GÉaOHTÏ. v

Tu me fourbeS encor- • .i.

b o a A n tç. . . .

♦ Si Vffius ne m’en croyez >

Croyez-en pour le Jpçins Çliton que vous voyez; lisait tout mon secret, *

Qu’il faille que de lui je fasse plus de compte ,

Et que ton père même , en doute de ta foi »

Donne plus de vaillance à ton valet qu’a toi . Ecoute ; je suis bon , et malgré ma colère,

Je veux encore un coup montrer un cœur de péri Je veux encore un coup pour toi me basai der.

Je commis ta Lucrèce, et la vais demander:

Pour vous mieux assurer, souffrez que je vous suive.

Demeure ici, demeure, et ne suis point mes pas : Je doute, je hasarde, et je ne te crois pas.

Mais sache que tantôt si pour cette Luci ece # Tu fais la moindre fourbe , ou la moindre finesse, Tu peux bien fuir mes yeux, et ne me voir jamais; Autrement, souviens-toi du serment que je fais , Je j ure les rayons du jour qui nous éclaire Que tu ne mourras point que de la main d un père, Et que ton^sang indigne à mes pieds répandu Rendra prompte justice à mon honneur perdu.

Mais si de ton côté le moindre obstacle arrive

G ER O NTE.

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