DE VOLTAIRE
dorffie à CléopâtTe-, et que Gilbért a falsifié l’his-' teire. ‘ * • • . • v
Il est étrange que Corneille, dans sa prélace, ne parle point d’uAe ressemblance si frappante. Bd^nard de Fontenelle, dans la vie de Cqrneille son oncle , nous dit que Gorneille ayant fait eonfidence du plan de. sa pièce à-uaaniij cet ami indiscret donna le plan au résident, qui , contre te droit des gens, ydà Corneille;. Ce trait est peu
vraisemblable ; rarement un homme revêtu d’un *i " . ” i ** - •
emploi public se.déshonore et se rend ridicule
pour si peu de chose; tous les mémoires du temps
en auroient parléf ce larcin aüroit été une chose
publique. •* '
On parle d’un ancien roman de Rodogune; jè
ne l’ai pas vu : c’est, dit-on, ûnebrochure in-8.°, • imprimée chez ISommdville, qui servit également au grand auteur et au mauvais. Corneille embellit le roman , et Gilbert legâta. ie style nuisit 'aussi beaucoup à Gilbert ; car, malgré, les inégalités dé Corneille, il y eut autant de différence entre ses vers et ceux de ses contemporains jusqu’à Racine, qu’entre le pinceau de Michel* Ange et la brosse des barbouilleurs; . \ ' .
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