SCÈNE 1 1. r
ANTIÔCnUS, TIMAGÈNE, LAONICE.
ANTIOCïïDS.
Demeurez , Laonicc :
Vous pouvez, comme, lui, ino rendre un hon office. Dans l’état où je suis, triste, et plein de souci.
Si j’espère beaucoup , je crains beaucoup aussi.
Du seul mot aujourd’hui, maître de ma fortune. M’ôte ou donne à jamais le sceptre et Rodogune ,
Et de tous les mortels ce secret révélé Me reud le plus content ou le plus désolé.
Je vois dans le hasard tous les biens que j’espère'
Et ne puis être heureux sans le malheur d’uct frère, Mais d’un frère si cher, qu’une sainte amitié Fait sur moi de ses maux rejaillir la moitié.
Donc pour moins hasarder j'aime mieux moins prétendre :
Et, pour rompre le coup que mon cœur n’ose attendre, Lui cédant de deux biens le plus brillant aux yeux, M’assure? de celui qui m’est plus précieux :
Heureux si, sans attendre un fâcheux droit d’aînesse, Pour un trône incertain j’ei; obtiens la princesse.
Et puis par ce partage épargner les soupirs Qui naîtroient de ma peine ou de ses déplaisirs!
Va le voir de ma part , Timagène, et lui dire. \
Que pour cette beauté je lui cède l’empire;
Mais porte-lui si haut la douceur de régner,
Qu’à cot éclat du trône il se laisse gagner;
Qu’il s’en laisse éblouir jusqu’à ne pas connoître A quel prix je consens de l’accepter pour maître.
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ANTIOCHUS, LAONIGÆ1.
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Qui peut-être aujourd’hui porteroit la couronne, S’il n’attachoit les siens à sa seule personne..
- - \ ANTIOCUUS.
Et vous , en ma faveur voyez ce cher objet ,
Et tâchez d’abaisser ses yeux sur un sujet Qui S’
Et ne la préféroit à cet illustre rang Pour qui les plus grands cœurs prodiguent toutleursang.