‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 149 sur 269 · SÉLEUCUS, ANTIOCHUS, TIMAGÊNE, LAONICE · texte numérisé non relu

SÉLEUCUS, ANTIOCHUS, TIMAGÊNE, LAONICE

SÉLEUCUS

Vous puis-je en confiance expliquer ma pensée ?

' , ANTIOCHUS,

Parlez}, notre amitié par ce doute-est blessée.

- • mm

a^4 . noBOGUNÇ.

S ÉLE-UCU S.

Ilclas ! c’est le malheur que je crains aujourd’hui. L’égalité» mon frère, en est le fermo appui;

C’en est le fondement, la liaison, le gage; / Et, voyant d’un côté tomber tout l’avantage, Avec juste raison je çraius qu’entre nous deux" L’égalité rompue en rompe las doux nœuds ,

Et que ce jour fatal à l’heur de notre vie Jette sur l’un de nous trop de Ironie ou d’envie.

Comme nous n’avôns eu jamais qu’un sentiment, Cctt'c peur |uc touclioit , mou frère , également; Mais , si vous le voulez , jùm sais bien le remède. séleu eus.

Si je le veux ! bien plus , je l’apporte , et vous cède Totit ce que la couronne a de charmant en soi. > Oui, Seigneur, car je parle à présent à mon roi, Pour le trône cédé) cédez-moi Rodogune,

Et je n’cnvîrai point votre haute fortuné.

Ainsi notre destin n’aura rien de honteux,

Ainsi notre bonheur n’aura rien de douteux ;

Et nous mépriserons ce foiblc droit d’aînesse , ,

Vous, satisfait du trône, et moi, de la princesse.

" • ’ANTIOCHUS

Ifelas !

S ÉLEUCUS.

Recevez-vous l'offre -avec

ANTIOCUUS.

Pouvez-vous nommer offre une ardeur de choisir, Qui , de la même main qui me cède un empire, M’arrache un bien plus grand, et le seul où j’aspire ?

déplaisir. 1 .

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