‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 162 sur 269 · CLÉ O PA TRI · texte numérisé non relu

CLÉ O PA TRI

Mais qi* chacun (le vous pense k cc qu’il me fai,

* ' Je sais bien que le sang qu’à vos mains >e demande %

TN’est pas le digne essai d’une valeur bien grande j Mais si vous me devez et le sceptre et le }our , - i

Ce doit être envers moi le sceau de votre amour : . j

Sans cc gage ma haine à jamais s’en detie ; |

Ce n’est qu’en m’imitant que l’on me luslilie. |

Rien ne vous sert ici de l’aire les surpris ; •

Je vous le dis encor , le trône est à ce prix , y |

Je'puis en disposer comme de ma conquête : •

‘ Point d’aîné , point de roi qu’en m’apportant sa tete ; m Et puisque mon seul choix vous y peut élev er,

Pour jouir de mon m ime il le laut achever.

;Y SCÈNE IV. r Y'

S ÉLEUCUS, ANTIOCHE S.

* ’ SELETICUS.

Est-il une constance à l’épreuve du foudre., y .

Dont ce cruel arrêt met notre espoir en poudre?

antiocuus. ..

Est-il un coup de foudre à comparer aux coups

• Que ce cruel arrêt vient de lancer sur nous? .

SÉLEUCUS

O haines, ô fureurs dignes d’une Megère !

• ' ' O femme que je n’ose appeler encor mere .

' - Après que tes forfaits ont régné pleinement ,

’f saur ois-tu souffrir qu’on règne innocemment.’

■ ' . Quels attraits penses-tu qu’ait pour nousla couronne,

^fetffeul qu’un crime égal par ta main nous la donne?

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