ACTE IX, SC-È I<E. V I
De vous, .qui l’adorez en dépit d’une mère;
De vous, qui dédaignez de servi/ manière;
De vous, de qui l’amour, rebelle à mes désirs, S’oppose à ma vengeance, ejt détruit niés plaisir»*
SELEUCUS. '**'
De moi? ^ **
CLEOPATRE
De toi, perfide! Ignore, dissimule
Le mal que tu dois craindre, et le feu qui te brûle;
Et si pour l'ignorer tu crois t’en garantir, ' ,
Du moins en'l’appreuant commence à lé sentir.
Le trône étoit à toi par le droit de naissance;
Rodogune avec lui tomboit en ta puissance;
T u devois l’e'pouser , tu dcvois è Ire loi :
Mais comme ce secret n’est connu que de moi ,
Je puis, comme je veux tourner le droit d’aînesse,
Et donne à ton rival ton sceptre et ta maîtresse.
- , • • . ? SELEUCUS
A ipon frère ? > * \ • . ' * -
; . • . CLEOPATRE
C’est lui que j’ai nommé l’aîné.-
SELEUCUS
Vous ne m’affligez point de l’avoir couronné;
Et, par une raison qui vous est inconnue ,
Mes propres sentimens vous avoicnt prévenue,
Les biens que vous m’ôtez n’ont point d’attraits si doux Qnc mon cœur n’ait donnes à ce frère avant.vôus ;
Et si vous bornez là toute- votre vengeance,
Vos désirs et les miens seront d’intelligence. * .
. ’ Sijjitfzcd by Cooglc
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CLEOP atre.
C’e-rt afnsHpi’on déguise un violent dépit; '
C’es^ ainsi qu’une feinté au-dehors l'assoupit, •-