‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 191 sur 269 · TI M È NE · texte numérisé non relu

TI M È NE

Souflïezpour Unjhômeut que messens rappelés...

‘ * ANTIOCHlfS. je, .

Qu’est-il donc arrivé? * ,

: . ti m açène. '

4 JKf * m AjC * y ^r" ^ ^

Le prince votre frère....

antiochus. *

Quoi, se voudroit-il rendreà mon bonheur contraire? . • .

' •, TIMAGENE. • •

• Vfe . S ,

3L’a\ an t cherché long-temps afin de divertir I/cnnuique de sa perte il pouvoit ressentir, étal’ ai trouvé ; Seigneur, au bout de cette allée Où la clarté du ciel semble toujours voilée.

Sur un lit de gazon de foiblesse étendu, - #

llsombloit déplorer ce qu’il avoit perdu;

tDigilized bjuGoosIe |

wr

A CT^.V, 'SCI

* 4Son amé à CP penser pavoissoit. attachée;

Sa tête sur uniras languissamment penchée J*. Immobile et lèvent, en malheureux amant...

ANTIOCUUS. ^ f

Enfin que faisQit-îl? àclicvez promptement.

T 1 ltf A C, E N È. \ -

D’une profonde plaie en l’estomac ouverte

Soft sâng à gros bouillons sur cette couche verte...

' » . r'i, CLEO PA TUE. JL" '#

A Us’

Il est mort ?

* timagène.

Oui, Madame. *

CLEOPATRE

Ah! destins’énnMnis,.’

là lç déàésfré

Pour vivre en vous perdant il avoit trop d’amour, * Madame ; et de sa main il s’est privé dujour.

A IM ag e n i • a Cldoptîlrc.

Madame, il à-parlé ; sa main est innocente.

- ; cpÉnPAx ; r-e , à Timagène.

La tienne est donc coupable; et ta rage insolente Par une lâcheté qu’on ne pqut égaler ,

L’ayant assassiné le fait eneor parler. . •-< K

. awtiocuus. VJf' », *’

Timagène, souffrez la douleur d’une mèfijypM'

Et les premiers soupçons d’une, aveugle colèr^. -Comme ce coup fatal n’a point d’autres témoins, ' J’en ^roàs autant qu’elle , à vous connoîlre moins.

Ci88 liOUOGlNE. '^k* ’• .*

Mais que vous a-t-il dit? achevez je vous prie. »

" **. TlMAGÈKE. . à

Surpris d’un tel spectacle , ît l’instant je m’écrie;

Et soudain à mes cris ce prince, en soupirant,

Avec assez de peine enlr’ouvre un œil mourant ;

jEt'ce reste égaré de lumière incertaine

Lui peignant sou cher frère au lieu .de Tubage ne,

Rempli de votre idée, il m’adresse pour vous

Ces mots, où l’amitié règne sur le courroux : ; - . .

« Une main qui nous fut hieu chère Venge ainsi le refus d’un coup trop inhumain.

Régnez, et surtout, mon cher frère,

Gardez-vous de la même main. *

C’est... » La Parque à cc mot lui coupe la parole;

Sa lumière s’éteint, et son ame s’erivQle :

Et moi, tout effrayé d’un si tragique sort,

J’accours pour vous en faire un funeste rapport.

ANTIOCllUS.

Rapport vraiment funeste, et sort vraiment tragique.

Qui va changer en pleurs l’allégresse publique. ^

O frère plus aimé que la clarté du jour! - -JL.

O rival aussi cher que m’étoit mon amour !

Je te perds, et je trouve en ma douleur extrême Un malheur dans ta mort plus grand que ta mort même. O de ses derniers mots fatale obscurité, *

En quel gouffre d’horreur m’as-tu précipité !

Quand j’y pense chercher la main qui l’assassine,

Je m’impute à forfait tout ce que j’imagine;

Mais aux marques enfin que tu m’en viens donner, Fatale obscurité, qui dois-je en soupçonner?

. T, S«SÈNE IV. «aJU

« Une main qui nous lut bien chère! » &

; . (A Rodogtine.)

Madame, est- ce la vôtre, ou celle de ma mère?

Y ous vouliez toutes deux un coup trop inhumain ;

Nons vous avons tous deux refusé notre main ;

Qui de vous s’est vengée? est-ce l’une, est-ce l’autre,

Qui fait agir la sienne au refus de la nôtre?

Ust-ce vous qu’en coupable il me faut regarder?

Est-ce vous désormais dont je dois me garder?

CLEOPATRE

Quoi! tous me soupçonnez! • '

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