‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 198 sur 269 · VOLTAIRE · texte numérisé non relu

VOLTAIRE

N.c omÈde est dans le goût de* Dort' Sanche d’Aragon. Les Espagnols, comme on l’a déjà dit , „ sont les inventeurs de ce genre, qui est une espèce de comédie Héroïque. Ce n’est ni la terreurj ? ni la pitié de la vraie tragédie; ce sont des a'ven- -tures extraordinaires, des bravades, des’sentimens généreux , et une intfigue dont le dénouement heureux ne coûte ni de sang aux personnages, ni de larmes aux spectateurs. L*art dra~ matique est une imitation de la nature; comme l’art de peindre. Il y a des sujets de pein'urp sublimes, il y en a de simples) la vie commune,, la vie champêtre, les paysages , les grotesques • même, entrent dans cet art. Raphaël a pêint les horreurs de la mort , et les noces de Psychu?. C’est ainsi que dan» l’art dramatique on a la pastorale , la farce ,- la comédie , la tragédie plus ou moins héroïque , plus ou moins terrible, plus ou moins attendrissante.'

Lorsqu’on rejoua, en 1766, ISicomède, oublié pendant plus de quatre *vingts ans , les corné- * diens du roi ne rànnpncèrenl que sous lg titre de tragi-comédie. Cette pièce est ppûtrêtre une

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