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Puisqu’il vous a déplu vous traitant de romain,
Je veux bien vous traiter de lils de souverain.
En cette qualité yous devez reconnoilre Qu’un prince votre aîné doit êtrfe votre maître, Craindre de lui déplaire, et savoir que le sang Ne vous empêche pas de différer de rang, ,
Lui garder le respect qu’exige sa naissance , -,
Et loin de lui voler son bien en son absencé...
* ATTALE
Si l’honneur d’être à vousest maintenant son bien,- Dites un mot, Madame, et ce sera le mien;
3 1 6 * - wico’urDr. *
Et si Tige h mon rang fait quelque préjudice ,
Vous en corrigerez la fatale injustice.
Mais si je lui dois tant en fils de souverain , Permettez qu’une fois je vous parle en romain. Sachez qu’il n’en est point que le ciel u’ait fait naître Pour commander aux rois, et pour vivre, sans maître; Sachez que mon amour est un uoble projet Pour éviter l’ affront de me voir sou sujet ;
. Sachez...
uomcE.
Je m’en dontois, Seigneur, que ma couronne Vous charmoil bien du moins autant que ma personne; Mais, telle que je suis, et ma couronne et moi,
Tout est à cet aîné qui sera votre roi;
Et s’il étoil ici, peut-être en sa présence
Vous penseriez deux fois a lui taire une offense. *
' • ATTALE.; '
Que ne puis-je l’y voir! mon courage amoureux...
NICOMEDE. i
Faitesquelquessouhaitsquisoient moins dangereux, j Seigneur; s’il les savoit, il pourroit bien lui-même Venir d’un tel amour venger l’objet qu’il aime.
ATTALE. •!?- ‘ T
Insolent! est-ce enfin le respect qui m’est dû? nicomède. *
Je ne sais de nous deux, Seigneur, qui l’a perdu.
■ .. * . 'ÀTTALE.
Peux-tu bien me connoître et tenir ce langage? nicomède.
Je sais à qui je parle; et c’est mon avantage