‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 207 sur 269 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

"NICOMÈDE, ARSI^OÉ, LAODICE, ATXALE, CLÉOAE.

• NICOUEDE.

Instruisez mieux le prince votre fils,' Madame; et dites-lui, dé grâce, qui je suis. ' Faute de me connoître il s’emporte, lls’égarcj' Et ce désordre est mal dans une ame si rare : •

J en ai pitié. .

ARSI NOE.

■ ’ .Seigneur, vous êtes donc ici? -

Oui , Madaitfe , j’y suis' , et Métrobgte aussi.

• C "Èi arsinôé, •

Métrobate ! Ali le traître ! * .

; 1 iflGOMÈDE,

Il n’a rien dit, Madame^ Qui vous doive jeter aucun trouble dans Famé.

• • A r s fn o é.

Mais qui cause, Seigneur, ce retour surprenant? Et votre armée?

NI COM ED E

. Elle est sous - un bon lieu tenant ;

REPERTOIRE, l'otlie U. .• U 7

3 1 B nicowede.

Et quant à mon retour, peu de chose me presse. J’avois ici laissé mon maître et ma maîtresse :

Vous m’avez ôté l’un , vous dis-je , ou les Romains ; Et je viens sauver l’autre et d’eux et de yos mains.

AUSINOE.

C’est ce qui vous amène?

N1COM Ède.

Oui, Madame; et j’espère Que vous m’y servirez auprès du roi mou pore. ARSIMOÉ.

Je vous y servirai comme vous l’espérez.

NICOMÈDE

De votre bon vouloir nous sommes assurés.

AU St NOE.

Il ne tiendra qu’au roi qu’aux effets je ne passe. NléoMEDÇ.

Vous voulez à tous deux nous faire cette grâce?,

. ARSINOE.

Tenez-vous assuré que je n’oublîrai rien.

, • '* • ni com ède. ^ V {

Je commis Votre coeur, ne doutez jpsdu mien.

,w - \ ei ' ' r **lV * ,

T * ATTiLLE.

Madame, c’est donclh le prince Nicomede?

( HlflOMEDE.

Oui, c’est moi qui vient voir s’il faut que je vous cède. A-kr Seigneur, excusez si, vous copnoissant mal...

,• * . N I CO M ÈDE

Prince, faites-moi Vôir Un plus digne rival. r

'acte I , SCÈNE I V. 3 19

Si vous aviez dessein d’atlaqucr cette place ,

Ne vous départez point d’une si noble audace:

Mais, comme à son secours je n’amène que moi,

Ne la menacez plus de Rome ni du roi.

Je la défendrai seul) attaquez-la de meme ,

Avec tous les respects qu’on doit au diadème.

Je veux bien mettre à part , avec le nom d’alné, '» Le rang de votre maître où je suis destiné;

Et nous verrons ainsi qui fait mieux un brave homme, DeS leçons d’Annibal, ou de celles de Rome.

Adieu.: pensez-y bien, je vous laisse y rever. . , ‘

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