‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 217 sur 269 · I :JUK · texte numérisé non relu

I :JUK

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Vous n’av'ez fait le roi que garde de leur prix ;

Et ce-n’est que pour .vous que vous avez conquis, - Puisque cette graudeur a son trône attachée r

Sur nul autre que vous ne peut être épanchée.

Certes je vous crovois un peu plus généreux :

Quand le^Romainsle sont , ils ne font rien pour eux. Scipion , dont tantôt vous vantiez le courage , #

Ne vouloit point régner sur les murs de Carthage y ■ ' Et.de tout ce qu’il fit pour l’empire romain ,

11 n’en eut que la gloire, el le nom d’ Africain.

Mais on ne voit qu’à Rome une vertu si pure;

Le reste de la terre est d’une autre nature.

Quant aux raisons d’État qui vous fout ooncevoir Que nous craignons en vous l’union du pouvoir, «

Si vous en consultiez des têtes bien sensées,

Elles vous déferoient de ces belles pensées :

Par respect pour le roi je ne dis rien de plus.

Prenez quelque loisir de rêver là~-dcssus,

Laissez moins de fumée à vos feux militaires,

Et vous pourrez avoir des visions plus claires.

rtlCOMKDE.

Le temps pourra donner quelque décision.

Si la pensée est belle , ou si c’est vision.

Cependant....

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Cependant, si vous t*püvez des charmes A pousser plus avant la gloire de vos armes,

Nous rie labornons point ; mais comme il esfpermis Contre qui que ce soit desservir ses amis,

Soyons ne lesavèz, je veux bien vous l’apprendre,

Et vous en donne avis pour ne .vous pas surprendre.

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